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Damas dénonce une « campagne de mystification » américano-arabe à son égard

Le journal du parti au pouvoir en Syrie, al-Baas, a dénoncé hier « une campagne de mystification » menée selon lui contre la Syrie par des responsables américains et arabes accusant Damas d’être responsable des violences en Irak. « Les déclarations menaçantes de certains responsables américains et arabes dans la région montrent une coordination entre eux ainsi que l’influence des médias israéliens qui ne cessent de les monter contre la Syrie », écrit le rédacteur en chef d’al-Baas, Élias Mourad. La veille, Damas avait jugé « irresponsables » les propos du chef de la police de Najaf, qui avait accusé les services secrets syriens d’être impliqués dans l’attentat ayant fait 52 morts le 19 décembre dans cette ville sainte chiite située à 160 km au sud de Bagdad. Selon M. Mourad, « ces accusations absurdes et aberrantes ne trompent plus personne. La Syrie était bien opposée à la guerre (américaine) contre l’Irak mais cela ne signifie pas qu’elle agit pour entraver » le retour de la sécurité en Irak. « Ces allégations qui vont de pair avec les déclarations américaines visant à faire porter à la Syrie (la responsabilité des violences) en Irak reflètent une myopie politique et de mauvaises intentions », a poursuivi M. Mourad. Lundi dernier, le président américain George W. Bush a répété ses avertissements contre la Syrie, affirmant qu’il comptait sur Damas et Téhéran (également au centre des accusations américaines) pour qu’ils s’abstiennent de toute ingérence en Irak. Dans des entretiens publiés début décembre par le Washington Post, le président irakien Ghazi al-Yaouar et le roi Abdallah II de Jordanie ont accusé la Syrie, pour le premier, d’abriter des dignitaires baassistes du régime de Saddam Hussein, et pour le second, de laisser entrer en Irak « des combattants étrangers entraînés en Syrie ».
Le journal du parti au pouvoir en Syrie, al-Baas, a dénoncé hier « une campagne de mystification » menée selon lui contre la Syrie par des responsables américains et arabes accusant Damas d’être responsable des violences en Irak. « Les déclarations menaçantes de certains responsables américains et arabes dans la région montrent une coordination entre eux ainsi que l’influence des médias israéliens qui ne cessent de les monter contre la Syrie », écrit le rédacteur en chef d’al-Baas, Élias Mourad. La veille, Damas avait jugé « irresponsables » les propos du chef de la police de Najaf, qui avait accusé les services secrets syriens d’être impliqués dans l’attentat ayant fait 52 morts le 19 décembre dans cette ville sainte chiite située à 160 km au sud de Bagdad.
Selon M. Mourad, « ces accusations...