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La mort « en direct » racontée par des touristes européens

Les témoignages de touristes européens sur la violence des raz-de-marée qui ont dévasté hier plusieurs pays d’Asie du Sud-Est ont fait pénétrer cette énorme catastrophe dans les foyers des familles occidentales qui viennent de fêter Noël. Britanniques, Français, Polonais, Portugais et autres touristes, très nombreux dans les zones touchées, ont raconté comment le déchaînement des éléments, le chaos et la mort avaient frappé les plages paradisiaques du Sri Lanka, des Maldives, de la Thaïlande, de l’Indonésie ou de la Malaisie. Philippe Gilbert, un touriste français, a raconté à la chaîne d’information LCI la disparition de sa petite fille de 4 ans alors qu’une énorme vague déferlait sur son bungalow à Tangalle, dans le sud du Sri Lanka, l’un des pays les plus dévastés. « J’ai été complètement emporté par une vague absolument monstrueuse, monstrueuse, (...) j’ai eu la chance, la chance de me trouver coincé par deux arbres et de pouvoir retenir ma respiration suffisamment longtemps. » « Je n’ai aucune idée du temps que ça a duré. Voilà, j’ai perdu ma petite fille dans ça », a confié M. Gilbert. Le Français Alain Oida a décrit à Phuket (Thaïlande) avoir vu la mer baisser de près de « 300 ou 400 mètres en quelques minutes » avant que l’eau ne « remonte aussi vite », emportant « beaucoup de gens ». Une touriste portugaise a fait état de la même scène sur l’île touristique voisine thaïlandaise de Phi Phi. Irina Carvalho revenait avec son mari d’une excursion en bateau quand le raz-de-marée a « complètement balayé l’île précipitant des dizaines de personnes dans la mer », a-t-elle dit à l’agence de presse Lusa. Son bateau a recueilli deux Grecs et un Suédois, blessé qui déjeunait en famille au restaurant lorsque la vague déferlant par-dessus le toit a détruit le bâtiment. « Il s’est accroché à sa fille de 4 ans et sa femme à leur fils de sept ans, mais quand il a repris ses sens en pleine mer il n’avait plus sa fille. » Un journaliste de la BBC a témoigné de Unawutuna (Sri Lanka) : « Nous avons été balayés sur plusieurs centaines de mètres, essayant d’éviter les motos, les réfrigérateurs et les voitures qui nous arrivaient dessus. Les dégâts sont incroyables. Il y a des voitures dans les arbres, des immeubles ont été détruits. » « Au début, nous avons entendu seulement un bang, un bang vraiment très fort, et j’ai pensé que c’était l’hôtel lui-même », a raconté le Britannique Gerrard Donnelly, de Phuket (Thaïlande) à la chaîne Sky News. « Emily, ma femme, est allée sur le balcon et les gens couraient. Nous avons d’abord pensé que c’était un attentat terroriste. Puis la vague est arrivée et nous n’avons plus fait que courir pour nous mettre le plus en hauteur possible. » Alex Dee, un autre touriste britannique en Thaïlande, a décrit à la chaîne d’information Sky News l’arrivée d’une « vague absolument géante. Les gens couraient dans la jungle, vers la montagne, ils couraient pour sauver leurs vies. Il s’agissait littéralement de se sauver des eaux. » Anna Kobus, une touriste polonaise, citée par l’agence PAP, a appelé ses parents au téléphone pour leur dire qu’elle était restée à l’hôtel à Pukhet échappant au désastre, alors que « ceux qui sont partis à la plage ont tous péri ». « C’est comme si le film-catastrophe Le jour d’après était devenu réalité », a raconté un touriste allemand, qui se trouve à Phuket.

Les témoignages de touristes européens sur la violence des raz-de-marée qui ont dévasté hier plusieurs pays d’Asie du Sud-Est ont fait pénétrer cette énorme catastrophe dans les foyers des familles occidentales qui viennent de fêter Noël. Britanniques, Français, Polonais, Portugais et autres touristes, très nombreux dans les zones touchées, ont raconté comment le déchaînement des éléments, le chaos et la mort avaient frappé les plages paradisiaques du Sri Lanka, des Maldives, de la Thaïlande, de l’Indonésie ou de la Malaisie.
Philippe Gilbert, un touriste français, a raconté à la chaîne d’information LCI la disparition de sa petite fille de 4 ans alors qu’une énorme vague déferlait sur son bungalow à Tangalle, dans le sud du Sri Lanka, l’un des pays les plus dévastés. « J’ai été...