Relaxe de la belle-mère d’Arafat : rejet du pourvoi d’une association plaignante
le 18 mars 2004 à 00h00
La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de l’association Avocats sans frontières, qui poursuivait la belle-mère du dirigeant palestinien Yasser Arafat pour diffamation raciale, cette dernière ayant été relaxée en première instance puis en appel.
Tout comme le tribunal correctionnel de Paris le 20 décembre 2001 et la cour d’appel le 15 mai 2003, la Cour de cassation a estimé que les propos de Raymonda Hawa-Tawill, belle-mère du président palestinien, diffusés en direct sur France Culture le 12 janvier 2001, n’étaient pas diffamatoires. « Les propos incriminés ne sont que l’expression d’une opinion et ils ne comportent pas, par leur généralité même, l’évocation de faits suffisamment précis pour constituer des imputations portant atteinte à l’honneur et à la considération de la communauté juive », écrit la Cour de cassation. Dans l’émission « Première édition », Mme Hawa-Tawill avait expliqué que le judaïsme s’écartait de l’esprit religieux qui doit conduire au respect des autres religions.
Elle avait été interviewée par Pierre Assouline parce qu’elle venait de publier un livre Palestine, mon histoire, ce qui valait à M. Assouline et au PDG de Radio-France d’être également poursuivis. Invitée à parler de son enfance en Palestine, Mme Hawa-Tawill avait mis en cause à plusieurs reprises « les juifs de France » en les accusant de racisme et en leur reprochant « de soutenir Israël dans sa guerre contre la Palestine et de concourir ainsi à l’anéantissement d’un peuple ». Les parties civiles estimaient qu’il s’agissait de propos antisémites.
La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de l’association Avocats sans frontières, qui poursuivait la belle-mère du dirigeant palestinien Yasser Arafat pour diffamation raciale, cette dernière ayant été relaxée en première instance puis en appel.
Tout comme le tribunal correctionnel de Paris le 20 décembre 2001 et la cour d’appel le 15 mai 2003, la Cour de cassation a estimé que les propos de Raymonda Hawa-Tawill, belle-mère du président palestinien, diffusés en direct sur France Culture le 12 janvier 2001, n’étaient pas diffamatoires. « Les propos incriminés ne sont que l’expression d’une opinion et ils ne comportent pas, par leur généralité même, l’évocation de faits suffisamment précis pour constituer des imputations portant atteinte à l’honneur et à la considération de la communauté juive »,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.