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Géorgie Intenses négociations entre Batoumi, Tbilissi et Moscou sur la crise adjare

D’intenses négociations étaient en cours hier entre la Géorgie et l’Adjarie, ainsi qu’avec la Russie, pour tenter de trouver une issue à la crise entre Batoumi et Tbilissi, qui a imposé un blocus économique à la république autonome pour mettre fin à son indépendance de fait. La présidente du Parlement géorgien Nino Bourdjanadze, arrivée hier matin à Batoumi, la capitale de ce territoire du sud-ouest de la Géorgie, a entamé en milieu de journée des négociations avec l’homme fort de l’Adjarie, Aslan Abachidze. M. Saakachvili se rendra aujourd’hui dans la capitale de la république adjare pour rencontrer M. Abachidze, a annoncé Mme Bourdjanadze en fin de journée. La tension était montée dimanche entre Tbilissi et Batoumi, après que des hommes en armes et des civils eurent empêché le président géorgien d’entrer en territoire adjar. À Tbilissi, M. Saakachvili devait hier recevoir le maire de Moscou, Iouri Loujkov, mandaté par le Kremlin. La veille, s’entretenant à Batoumi avec M. Abachidze, M. Loujkov avait rejeté la responsabilité de la crise sur les autorités géorgiennes. Parallèlement, le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien Vano Merabichvili se trouvait à Moscou pour rencontrer son homologue Igor Ivanov et le nouveau chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. La « clé » de problèmes comme ceux de la république séparatiste d’Abkhazie et de l’Adjarie « se trouve en Russie », a souligné M. Merabichvili avant la rencontre. La Russie, qui a soutenu en sous-main depuis l’indépendance géorgienne et la chute de l’URSS en 1991 « l’autonomie » de l’Adjarie, où elle conserve une base militaire, et les séparatismes de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, deux autres territoires géorgiens, a pris dimanche la défense de Batoumi, dénonçant la préparation d’un coup de force géorgien. La veille, M. Abachidze était venu à Moscou demander le soutien de Moscou. Un blocus économique, notamment maritime et bloquant le port de Batoumi et les douanes avec la Turquie, est imposé à l’Adjarie depuis lundi soir par Tbilissi, après l’expiration d’un ultimatum qui a été rejeté par le leader adjar. Une atmosphère de siège s’est instaurée en Adjarie, où des armes ont été distribuées à la population et où des hommes armés, souvent cagoulés, patrouillaient hier autour des bâtiments administratifs et de la résidence d’Aslan Abachidze. Au poste-frontière de Tcholoki, à la frontière administrative avec le reste de la Géorgie, 500 hommes en armes restaient postés hier et 2 000 autres étaient là pour les soutenir. Des blocs de béton entravaient la route, alors que selon certaines informations, le pont et ses alentours avaient été minés.

D’intenses négociations étaient en cours hier entre la Géorgie et l’Adjarie, ainsi qu’avec la Russie, pour tenter de trouver une issue à la crise entre Batoumi et Tbilissi, qui a imposé un blocus économique à la république autonome pour mettre fin à son indépendance de fait.
La présidente du Parlement géorgien Nino Bourdjanadze, arrivée hier matin à Batoumi, la capitale de ce territoire du sud-ouest de la Géorgie, a entamé en milieu de journée des négociations avec l’homme fort de l’Adjarie, Aslan Abachidze. M. Saakachvili se rendra aujourd’hui dans la capitale de la république adjare pour rencontrer M. Abachidze, a annoncé Mme Bourdjanadze en fin de journée.
La tension était montée dimanche entre Tbilissi et Batoumi, après que des hommes en armes et des civils eurent empêché le président...