Nucléaire
L’Iran poursuit l’enrichissement de l’uranium, déclarent des diplomates de l’AIEA
le 22 décembre 2004 à 00h00
L’Iran va continuer jusqu’à fin février à transformer de l’uranium en vue de son enrichissement malgré sa promesse récente de geler toutes les activités de ce type, a-t-on appris hier de sources diplomatiques. « Les Iraniens ont décidé de continuer la production d’UF4 (tetrafluoride d’uranium) jusqu’à la fin du mois de février », a déclaré un diplomate à Reuters. Deux autres diplomates en poste à Vienne, siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ont confirmé cette information. L’UF4 peut être transformé en UF6 (hexafluoride d’uranium), qui, une fois enrichi par centrifugeuses, peut servir de combustible à des centrales nucléaires civiles ou à la fabrication d’armes atomiques.
L’Iran s’est engagé en novembre auprès de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne à geler toutes ses activités d’enrichissement d’uranium afin de dissiper les craintes de la communauté internationale sur la nature de son programme nucléaire. Dans le cadre de cet accord, l’Iran avait accepté de ne pas transformer d’uranium qui ne soit déjà en cours de traitement. La République islamique est ensuite revenue sur cet engagement en décidant que l’ensemble des 37 tonnes de « yellowcake », qui constituent son stock d’uranium de base, seraient enrichies.
Téhéran évoque un dialogue
direct avec les USA
« Cela dépasse le cadre de l’accord qui consistait à n’enrichir que le strict nécessaire », a estimé un diplomate. Hossein Mousavian, le représentant de l’Iran auprès de l’AIEA, a déclaré hier à l’agence de presse officielle Irna qu’il était « naturel que la République islamique poursuive l’ensemble de ses activités nucléaires. L’Iran s’est contenté de suspendre volontairement le cycle de combustion dans le cadre de sa politique visant à établir la confiance sans aucune obligation légale ».
Mousavian a en outre affirmé que les États-Unis souhaitaient engager un dialogue direct avec l’Iran, sans la médiation européenne, afin d’évoquer un ensemble de sujets comprenant notamment le programme nucléaire iranien. Washington a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran après l’avènement de la République islamique il y a 24 ans. « Les États-Unis veulent des négociations avec l’Iran et ils n’aiment vraiment pas avoir de médiateurs au milieu, quand bien même ce sont les Européens qui souhaitent tenir ce rôle », a déclaré Mousavian, cité par Irna. « Mais ils veulent des négociations globales, qui aboutissent à des résultats et qui couvrent l’ensemble des domaines qui posent problème », a-t-il ajouté.
D’après lui, l’Iran n’a « aucune objection » à ce que les États-Unis se joignent aux Européens dans les négociations sur le programme nucléaire iranien.
En privé, des responsables européens reconnaissent qu’il leur sera difficile d’obtenir des résultats à ce sujet sans l’intervention de Washington.
L’Iran va continuer jusqu’à fin février à transformer de l’uranium en vue de son enrichissement malgré sa promesse récente de geler toutes les activités de ce type, a-t-on appris hier de sources diplomatiques. « Les Iraniens ont décidé de continuer la production d’UF4 (tetrafluoride d’uranium) jusqu’à la fin du mois de février », a déclaré un diplomate à Reuters. Deux autres diplomates en poste à Vienne, siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ont confirmé cette information. L’UF4 peut être transformé en UF6 (hexafluoride d’uranium), qui, une fois enrichi par centrifugeuses, peut servir de combustible à des centrales nucléaires civiles ou à la fabrication d’armes atomiques.
L’Iran s’est engagé en novembre auprès de la France, de la Grande-Bretagne et de...
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