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Aoun : « L’élection présidentielle sera libre »

L’ancien chef du gouvernement militaire de transition, le général Michel Aoun, a affirmé hier que « la prochaine élection présidentielle sera libre, de même que les prochaines législatives ». Le général Aoun s’exprimait sur le campus de la faculté d’ingénierie de l’Université Saint-Joseph (USJ-Esib, Mar Roukoz) dans une conférence par téléphone satellite en direct de Paris, dans le cadre de la « semaine de la libération », organisée par les étudiants du Courant patriotique libre (CPL-aouniste) à l’Esib. La cérémonie a débuté par une minute de silence à la mémoire du compositeur et chanteur Zaki Nassif, auteur entre autres d’un hymne aouniste, Aounak jayi men Allah. Un documentaire sur la « guerre de libération » a ensuite été diffusé. Prenant la parole après les mots des étudiants, prononcés par MM. Alecco Geahchan, Naji Jreissati et Ralph Bou Nassif, le général Aoun est revenu sur deux dates qui doivent, selon lui, être évoquées aujourd’hui, au lendemain de la position américaine en faveur d’une présidentielle sans ingérence : le 18 septembre 1988, lorsqu’il s’était opposé au diktat syro-US concernant le choix du président de la République, et le 14 mars 1989, date à laquelle il a initié la « guerre de libération contre l’occupant syrien ». Le général Aoun est ensuite revenu sur le rôle de déstabilisation joué par la Syrie depuis le début de la guerre, avant d’énumérer l’ensemble des documents officiels réclamant, depuis Élias Sarkis, le départ des forces syriennes du Liban. Jusqu’à la demande que son cabinet de militaires avait faite dans ce sens, et à laquelle Damas avait répondu par la négative. Il a ensuite rendu un vibrant hommage aux jeunes : « C’est vous qui avez résisté durant toutes ces années. C’est grâce à vous que, très bientôt, nous allons fêter ensemble la renaissance du Liban indépendant, libre et souverain. » À une journaliste de la LBCI qui lui demandait ce qui lui permettait de croire qu’un changement est imminent, Michel Aoun a répondu : « Ne constatez-vous pas que l’attitude américaine vis-à-vis de la Syrie a changé en l’espace d’un an ? Il y a un an, lorsque les jeunes aounistes parlaient d’un changement, on leur disait : “vous rêvez”. Aujourd’hui, cela a changé, et c’est parce qu’il y a eu des Libanais, et des jeunes en particulier, qui ont continué à résister. Ils ont été les seuls à ne pas désespérer. » Interrogé sur les récents événements au nord de la Syrie, il a répondu : « C’est un nouveau Aïn el-Remmaneh qu’ils sont en train de vivre. » Concernant enfin les municipales et une éventuelle alliance avec MM. Joumblatt ou Arslane, même s’ils font partie du pouvoir, le général Aoun a précisé que son courant « devrait privilégier le principe de convivialité plutôt que celui de la confrontation dans les régions sensibles et pluralistes ».
L’ancien chef du gouvernement militaire de transition, le général Michel Aoun, a affirmé hier que « la prochaine élection présidentielle sera libre, de même que les prochaines législatives ».
Le général Aoun s’exprimait sur le campus de la faculté d’ingénierie de l’Université Saint-Joseph (USJ-Esib, Mar Roukoz) dans une conférence par téléphone satellite en direct de Paris, dans le cadre de la « semaine de la libération », organisée par les étudiants du Courant patriotique libre (CPL-aouniste) à l’Esib.
La cérémonie a débuté par une minute de silence à la mémoire du compositeur et chanteur Zaki Nassif, auteur entre autres d’un hymne aouniste, Aounak jayi men Allah. Un documentaire sur la « guerre de libération » a ensuite été diffusé.
Prenant la parole après les mots des étudiants,...