Pour Kofi Annan, l’horizon se dégage, au moins provisoirement
le 13 décembre 2004 à 00h00
L’horizon semblait dégagé, au moins provisoirement, en cette fin de semaine pour Kofi Annan, qui vient de recevoir des États-Unis un soutien public crucial pour poursuivre sa tâche à la tête des Nations unies, après avoir donné l’impression de vouloir le forcer au départ.
Après deux semaines d’attaques féroces contre M. Annan de la part de la droite américaine à propos du scandale de corruption entourant le programme pétrole contre nourriture de l’Onu en Irak, l’ambassadeur des États-Unis, John Danforth, lui a exprimé jeudi son soutien, rejoignant en cela la quasi-totalité des autres États membres. Dans des termes très clairs, M. Danforth a affirmé que M. Annan faisait du bon travail et que son pays ne cherchait nullement à le pousser à la démission.
Cette mise au point de M. Danforth, qui avait auparavant tenu des propos ambigus à l’égard de M. Annan, est venue au lendemain d’une démonstration spectaculaire de soutien au secrétaire général par l’Assemblée générale de l’Onu, qui l’a longuement ovationné lors d’un discours.
M. Annan, dont le mandat à la tête de l’Organisation mondiale court jusque fin 2006, peut donc se targuer d’un soutien qui vient à point, à l’aube d’une année 2005 qui sera particulièrement chargée, avec notamment la mise en chantier prévue d’une ambitieuse réforme de l’Onu pour le 60e anniversaire de sa création. « Nous nous réjouissons de cette marque de soutien. Les Nations unies ont besoin d’un secrétaire général fort pour mener à bien des réformes très attendues », a déclaré à l’AFP un diplomate d’un pays arabe, qui a souhaité garder l’anonymat.
Mais l’expression du soutien américain, outre qu’elle est venue tardivement, était accompagnée d’une exigence tout aussi claire d’une enquête complète et transparente sur le programme pétrole contre nourriture et d’une coopération de toutes les parties aux investigations. Ce programme, en vigueur de décembre 1996 à novembre 2003, était destiné à alléger les souffrances de la population irakienne du fait de l’embargo du temps de Saddam Hussein. Mais il a été perverti par le régime et plusieurs milliards de dollars en ont été détournés.
Plusieurs enquêtes sont en cours dont l’une, ordonnée par M. Annan, est menée par un ancien président de la Banque centrale américaine, Paul Volcker. Ce dernier devrait faire un rapport d’étape en janvier, avant de remettre ses conclusions finales plus tard dans l’année.
Les attaques contre M. Annan s’étaient précisées après la révélation que son fils, Kojo, avait été payé jusqu’en février 2004 par une compagnie suisse ayant participé au programme, qu’il avait pourtant quittée en 1998.
L’horizon semblait dégagé, au moins provisoirement, en cette fin de semaine pour Kofi Annan, qui vient de recevoir des États-Unis un soutien public crucial pour poursuivre sa tâche à la tête des Nations unies, après avoir donné l’impression de vouloir le forcer au départ.
Après deux semaines d’attaques féroces contre M. Annan de la part de la droite américaine à propos du scandale de corruption entourant le programme pétrole contre nourriture de l’Onu en Irak, l’ambassadeur des États-Unis, John Danforth, lui a exprimé jeudi son soutien, rejoignant en cela la quasi-totalité des autres États membres. Dans des termes très clairs, M. Danforth a affirmé que M. Annan faisait du bon travail et que son pays ne cherchait nullement à le pousser à la démission.
Cette mise au point de M. Danforth, qui avait...
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