Rapport
2005, l’année de tous les dangers pour l’économie mondiale
le 13 décembre 2004 à 00h00
La croissance de l’économie mondiale devrait ralentir en 2005, une décélération qui risque de tourner à la récession si les menaces qui pèsent sur elle se précisent, selon The Economist Intelligence Unit (EIU).
Dans son rapport annuel sur les perspectives de l’économie mondiale publié aujourd’hui, le centre de recherche du magazine The Economist estime que la croissance mondiale atteindra 3,2 % en 2005, après 4,1 % cette année.
La Chine sera de nouveau le grand pays qui connaîtra la plus forte croissance, avec un taux de 8,1 %, tandis que le produit intérieur brut des États-Unis n’augmentera que de 3,1 %.
Les grandes économies de la zone euro figurent parmi les 10 pays qui enregistreront la croissance la plus faible : l’Italie arrive en 7e position avec un PIB prévu en hausse de 1,5 %, la France en 9e position avec 1,7 % et l’Allemagne est 10e avec 1,8%. Tout en estimant ces prévisions «modestement positives», le rapport souligne que l’économie mondiale est menacée par quatre risques graves.
D’abord, l’économie mondiale serait affectée par une nouvelle flambée des cours du brut, ensuite la hausse des taux d’intérêt pourrait être plus prononcée que prévu et provoquer un atterrissage brutal des marchés immobiliers, ce qui conduirait à des problèmes de surendettement des ménages.
Troisièmement, les déséquilibres des grandes économies mondiales pourraient avoir un effet déstabilisateur sur les autres pays, notamment sur les taux de change. Enfin l’économie chinoise pourrait ralentir brutalement. « Chacun de ces risques, pris séparément, pourrait altérer fortement les prévisions si la situation tournait mal. Mais s’ils frappent simultanément, ils pourraient plonger l’économie mondiale dans la récession », estime l’EIU.
La zone euro est « plus particulièrement à risque », ont souligné les auteurs de cette étude, notant qu’un atterrissage brutal de l’économie chinoise affecterait plus particulièrement l’Asie.
La Communauté des États indépendants, qui regroupe 12 pays de l’ex-URSS, sera la région qui s’en sortira le mieux avec une croissance de 6,2 % en 2005. La Grande-Bretagne devrait continuer à progresser davantage que ses voisins de la zone euro, selon ce rapport.
Enfin l’Irak pourrait bénéficier d’une des croissances les plus élevées en 2005, selon l’EIU qui table sur une hausse de 11,9 % du PIB irakien, tout en soulignant que la base de comparaison était « très basse ».
La croissance de l’économie mondiale devrait ralentir en 2005, une décélération qui risque de tourner à la récession si les menaces qui pèsent sur elle se précisent, selon The Economist Intelligence Unit (EIU).
Dans son rapport annuel sur les perspectives de l’économie mondiale publié aujourd’hui, le centre de recherche du magazine The Economist estime que la croissance mondiale atteindra 3,2 % en 2005, après 4,1 % cette année.
La Chine sera de nouveau le grand pays qui connaîtra la plus forte croissance, avec un taux de 8,1 %, tandis que le produit intérieur brut des États-Unis n’augmentera que de 3,1 %.
Les grandes économies de la zone euro figurent parmi les 10 pays qui enregistreront la croissance la plus faible : l’Italie arrive en 7e position avec un PIB prévu en hausse de 1,5 %, la France en 9e...
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