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Le PSG, humilié, est en ruines (photo)

Le Paris-SG, humilié par le CSKA Moscou (1-3) lors de la 6e et dernière journée de la 1re phase de la Ligue des champions et éliminé des Coupes d’Europe, a replongé dans ses pires tourments et semble en ruines au beau milieu d’une saison des plus noires. À la veille de jouer – déjà – une partie de sa saison avec la réception du club moscovite, l’entraîneur Vahid Halilhodzic avait évoqué une « occasion en or » d’intégrer le Top 16 européen. Au vu de la prestation mardi d’un PSG sans fonds de jeu et sans âme, il eut été indécent de le compter parmi les 16 étoiles du continent, statut auquel le CSKA aurait à l’inverse pu prétendre. « D’un côté, je suis très content de ce succès, d’un autre on est un peu déçu de ne pas passer », résumait Valeriy Gazzaev, entraîneur d’un CSKA victime du sursaut de dernière minute du FC Porto contre Chelsea (2-1) et reversé en C3. « C’est une déception énorme. On a fait illusion, maintenant on a la réalité. On a montré notre niveau actuel, qui est terrible », reconnaissait, dans le camp du perdant, Vahid Halilhodzic. « C’est une défaite humiliante. La fierté et l’honneur du club ont été bafoués », ajoutait le président Francis Graille. « Hypnotisés » Miraculeusement en passe de se qualifier, grâce à l’égalisation contre le cours du jeu de Pancrate avant la pause, et mis en position favorable par l’exclusion d’un joueur russe (54e), le PSG a sombré, proposant un condensé de toute la médiocrité aperçue depuis le mois d’août. Ainsi le secteur défensif, pointé du doigt en début de saison, a-t-il totalement craqué face à la qualité du jeu moscovite et au talent de Sergei Semak, auteur du coup de chapeau. Au bout du compte, voilà le PSG, mal en point en championnat (12e) avant un périlleux déplacement à Sochaux dimanche, replongé dans une crise encore plus aiguë qu’aux derniers jours de l’été, après la première « gifle énorme » administrée par Chelsea (0-3). « Il faut tout reconstruire. On repart de très loin », notait Francis Graille. Avec qui aux commandes ? À cette question, le président parisien voulait encore protéger son ami-entraîneur. « Vahid n’est pas menacé. Ce n’est pas lui qui joue. » « En deuxième période, une fois en supériorité numérique, on a complètement arrêté de jouer. Mes joueurs étaient comme hypnotisés. Dès demain (aujourd’hui), je vais leur demander des explications », enchaînait Halilhodzic, bien décidé à ne rien lâcher. « Aspect mental » Cette explication a eu lieu hier midi au Camp des Loges, pendant près d’1h40. « Tout le monde a beaucoup parlé, a expliqué l’entraîneur du PSG. On s’est rendu compte que c’était l’aspect mental qui nous avait fait perdre ce match. Les joueurs ont manqué de courage. » Bien qu’ayant admis « à chaud » être « le premier fautif », le technicien franco-bosniaque ne semblait pas enclin à la moindre remise en cause : « Mon travail ne va pas changer d’un centimètre. » Quelle solution, alors ? « Nous allons essayer de recruter deux ou trois joueurs au mercato même si nos finances sont difficiles », avançait-il après avoir relevé qu’un « malheur n’arriv(ait) jamais seul » avec, en sus du cauchemar sportif, l’absence pour trois mois de Modeste Mbami. Parisien le moins décevant jusque-là, le milieu camerounais a été victime, en tout début de match, d’une fracture du péroné droit. À chaud, Francis Graille semblait prêt à financer une vaste reconstruction. « On va être obligé d’investir » lors du mercato, lâchait-il. S’il entend vraiment sauver quelque chose de sa saison, le PSG peut se préparer à un sacré marché de Noël.

Le Paris-SG, humilié par le CSKA Moscou (1-3) lors de la 6e et dernière journée de la 1re phase de la Ligue des champions et éliminé des Coupes d’Europe, a replongé dans ses pires tourments et semble en ruines au beau milieu d’une saison des plus noires.
À la veille de jouer – déjà – une partie de sa saison avec la réception du club moscovite, l’entraîneur Vahid Halilhodzic avait évoqué une « occasion en or » d’intégrer le Top 16 européen. Au vu de la prestation mardi d’un PSG sans fonds de jeu et sans âme, il eut été indécent de le compter parmi les 16 étoiles du continent, statut auquel le CSKA aurait à l’inverse pu prétendre.
« D’un côté, je suis très content de ce succès, d’un autre on est un peu déçu de ne pas passer », résumait Valeriy Gazzaev, entraîneur d’un CSKA victime...