Alors que tous les investisseurs locaux et étrangers ont les yeux braqués sur le centre-ville et principalement sur la région de la marina, Aïn el-Mreïssé n’attire pas autant les projecteurs. Pourtant, ce quartier offre de réelles et très intéressantes opportunités d’investissement.
Le quartier a plusieurs atouts :
– à la limite du périmètre de Solidere, il est à quelques minutes du centre-ville, de Hamra, d’Achrafieh et de l’AIB;
– son front de mer est l’un des lieux publics les plus vivants et cosmopolites de Beyrouth;
– Aïn el-Mreïssé offre un cadre architectural séduisant qui mêle l’ancien (maisons traditionnelles) et le nouveau (hôtels et immeubles résidentiels de luxe);
– les prix de l’immobilier sont avantageux. Par exemple, l’incidence foncière à Aïn el-Mreïssé se situe entre 500 et 1 000 dollars le m2 en fonction de l’emplacement alors qu’elle est de plus de 1 300 dollars le m2 au centre-ville;
Aujourd’hui, Aïn el-Mreïssé offre un paysage contrasté : d’un côté, on trouve des hôtels bas de gamme accueillant des « artistes » des pays de l’Est, des night-clubs peu fréquentables et plusieurs immeubles et hôtels abandonnés et dégradés ; de l’autre, les façades des immeubles rue de Phénicie ont été rénovées, des appartements meublés de luxe ont été construits, les hôtels Phoenicia et Le Vendôme font partie des établissements les plus prestigieux du parc hôtelier libanais qui accueillent les plus importantes personnalités étrangères, et les enseignes Palm Beach, Martinez Radisson SAS, Cadmos et Bayview affichent de bons taux d’occupation.
Une fois que les carcasses des hôtels St-Georges, ex-Holiday Inn et Excelsior seront rénovées, Aïn el-Mreïssé retrouvera pleinement son image de quartier des hôtels de la capitale.
Parmi les nombreuses parcelles actuellement laissées à l’abandon, on trouve plusieurs anciennes maisons traditionnelles. Ne peut-on pas imaginer de les rénover pour en faire des restaurants libanais haut de gamme ? Alors que la clientèle locale aisée ne semble plus attirée par la cacophonie des restaurants de la rue Maarad, Aïn el-Mreïssé peut être une destination idéale, plus intime et raffinée.
Le secteur résidentiel est également très prometteur.
Depuis les constructions des immeubles Smadi et Ahlam, le haut de gamme a parfaitement sa place à Aïn el-Mreïssé.
Les promoteurs de la parcelle de l’ancienne ambassade américaine et du projet al-Manar l’ont bien compris. Situés à proximité du petit port de Aïn el-Mreïssé, ces immeubles offriront de larges appartements dont les prix de vente devraient se situer autour de 3 500 à 4 000 dollars le m2. En comparaison avec les prix des immeubles de luxe de la marina de Solidere (autour de 3 500 à 4 500 dollars le m2), Aïn el-Mreïssé peut attirer une clientèle aisée, dont les ressortissants des pays arabes.
D’autres parcelles proches des hôtels St-Georges et Palm Beach sont également idéalement situées pour ce type d’investissement. Malheureusement, leurs propriétaires ont les yeux plus gros que le ventre et demandent des prix exorbitants (de 50 à 100 % plus élevés que la valeur actuelle).
Cette attitude paralyse le marché. Espérons qu’un brin de lucidité viendra débloquer la situation et permettra à Aïn el-Mreïssé de redevenir une destination résidentielle et touristique haut de gamme.
En coopération avec :Ramco
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