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Actualités - Chronologie

CHANGES Les ministres européens font pression sur Washington pour soutenir le dollar

Les ministres des Finances de la zone euro tentaient d’accroître hier soir la pression sur les États-Unis pour qu’ils empêchent la descente en enfer du dollar qui pénalise lourdement une économie européenne en panne de croissance. « Il ne faudrait pas que cette glissade continue, et il faudrait une meilleure gestion de ces changes au plan international », a affirmé le nouveau ministre français de l’Économie et des Finances Hervé Gaymard, alors que l’euro continuait de s’apprécier à quelques encablures du seuil symbolique de 1,35 dollar. Peu optimiste sur les chances d’une action américaine à brève échéance sur les marchés de change, le ministre néerlandais des Finances Gerrit Zalm, qui préside la réunion, a fait remarquer dans une interview au quotidien français Les Échos, qu’une « intervention unilatérale de la BCE ne serait guère efficace ». Jusqu’à présent les États-Unis sont restés sourds à ces appels du pied : le secrétaire américain au Trésor John Snow a réaffirmé vendredi qu’il valait « mieux laisser aux marchés des devises ouverts la fixation de la valeur des monnaies ». Les ministres européens avaient déjà blâmé, sans succès, lors de leur précédente réunion, il y a trois semaines, la « volatilité excessive » des monnaies, alors que l’euro flirtait avec les 1,30 dollar. En attendant, l’économie européenne paie un lourd tribut : sous le poids d’un euro fort et d’un pétrole cher, la croissance de la zone euro a donné de sérieux signes de ralentissement et la BCE comme l’OCDE viennent de réviser nettement à la baisse leurs prévisions de croissance pour la zone euro en 2005, à 1,9 %. Sans grande marge de manœuvre pour relancer l’économie, les grands argentiers ont les yeux rivés sur la BCE et des voix se sont élevées pour lui recommander une baisse des taux d’intérêt.

Les ministres des Finances de la zone euro tentaient d’accroître hier soir la pression sur les États-Unis pour qu’ils empêchent la descente en enfer du dollar qui pénalise lourdement une économie européenne en panne de croissance. « Il ne faudrait pas que cette glissade continue, et il faudrait une meilleure gestion de ces changes au plan international », a affirmé le nouveau ministre français de l’Économie et des Finances Hervé Gaymard, alors que l’euro continuait de s’apprécier à quelques encablures du seuil symbolique de 1,35 dollar. Peu optimiste sur les chances d’une action américaine à brève échéance sur les marchés de change, le ministre néerlandais des Finances Gerrit Zalm, qui préside la réunion, a fait remarquer dans une interview au quotidien français Les Échos, qu’une « intervention...