Santé
Les hôpitaux privés mettent en garde contre l’utilisation d’implants d’imitation
le 06 décembre 2004 à 00h00
À la suite de l’approbation par la CNSS d’une liste d’implants communément utilisés en chirurgie, le syndicat des propriétaires d’hôpitaux privés a souligné hier la nécessité d’un contrôle de qualité rigoureux de ces articles.
Tout en se félicitant, par principe, de cette décision, le syndicat a souligné que la liste comprend les noms génériques de ces implants (prothèses de hanches, valves, stent, ressorts, défibrillateurs, etc), dont il existe plusieurs marques.
De ce fait, et en l’absence d’un contrôle de qualité, des articles de second choix peuvent être importés et utilisés, au détriment de la santé du patient, a souligné le syndicat.
« Comme pour les pièces de rechange de voitures, explique Sleiman Haroun, le président du syndicat des hôpitaux privés, ces pièces peuvent être d’origine ou pas. »
Ces implants, a souligné le syndicat, ne sont pas moins importants que les médicaments, puisqu’ils sont destinés à être physiologiquement intégrés au corps.
Ils peuvent donc nuire à la santé ou provoquer des complications qui finissent par augmenter la facture hospitalière, au lieu de la réduire, s’ils ne sont pas garantis.
M. Haroun a mis en garde contre la tentation de recourir, pour des raisons financières, à une médecine de seconde classe. « Tout le monde sait qu’une médecine de basse qualité coûte en fin de compte beaucoup plus cher qu’une médecine de première qualité, puisque souvent ceux qui y ont recours guérissent beaucoup plus lentement, ou doivent subir d’autres interventions chirugicales pour corriger l’effet d’une première intervention », a-t-il dit.
En conclusion, le syndicat a demandé aux parties concernées de créer un organisme spécialisé destiné à s’assurer que les implants et prothèses proposés sur le marché sont conformes aux normes de qualité exigées par le ministère de la Santé. Cet organisme aurait aussi pour but d’établir une tarification unifiée des produits disponibles. Les Douanes pourraient être associées à cette instance puisqu’elles connaissent exactement les pays de provenance des articles importés, précise M. Haroun.
À la suite de l’approbation par la CNSS d’une liste d’implants communément utilisés en chirurgie, le syndicat des propriétaires d’hôpitaux privés a souligné hier la nécessité d’un contrôle de qualité rigoureux de ces articles.
Tout en se félicitant, par principe, de cette décision, le syndicat a souligné que la liste comprend les noms génériques de ces implants (prothèses de hanches, valves, stent, ressorts, défibrillateurs, etc), dont il existe plusieurs marques.
De ce fait, et en l’absence d’un contrôle de qualité, des articles de second choix peuvent être importés et utilisés, au détriment de la santé du patient, a souligné le syndicat.
« Comme pour les pièces de rechange de voitures, explique Sleiman Haroun, le président du syndicat des hôpitaux privés, ces pièces peuvent être...
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