Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

PÉTROLE Les prix poursuivent leur chute, l’Opep à nouveau influente

Les cours du pétrole continuaient à baisser hier après une chute de six dollars en deux jours, à leur plus bas niveau depuis trois mois, les spéculateurs misant dorénavant sur un hiver sans encombres et croyant davantage aux vertus apaisantes de la surproduction de l’Opep. Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de Light Sweet Crude pour livraison en janvier baissait de 24 cents à 43,01 dollars lors des échanges électroniques vers 13h15. À Londres, le pétrole Brent de la mer du Nord reculait de 31 cents à 39,8 dollars, leur plus bas niveau depuis tout début septembre. « Les prix du brut ont chuté de plus de 2 dollars hier alors que les fortes hausses des stocks américains signalées mercredi continuent d’alimenter la vague de ventes qui a fait chuté les prix de plus de 12 % au cours des deux dernières sessions », rappellent les analystes de la maison de courtage Sucden. « Les pertes sont survenues après une chute de plus de trois dollars mercredi, qui était le déclin quotidien le plus brutal depuis septembre 2001 », ajoutent-ils. « Ce que nous avons vraiment vu au cours des derniers jours », explique de son côté Richard Slape, analyste chez Seymour Pierce, « c’est un repositionnement brutal des spéculateurs », qui se sont désengagés du marché. « Mais étant donné que les stocks restent assez bas et la demande ferme », les cours devraient se stabiliser, autour du seuil des 40 dollars pour le Brent, estime cet analyste. Le déclic de cette dégringolade a été l’annonce mercredi d’une hausse des stocks pétroliers américains bien supérieurs aux attentes des analystes, qui a dissipé les craintes au sujet d’éventuels problèmes de chauffage cet hiver. Selon le département américain de l’Énergie (DoE), les stocks de produits distillés dont fait partie le fioul de chauffage ont progressé de 2,3 millions de barils (Mb) la semaine dernière. Certes, ils restent bien inférieurs à leur niveau de l’an passé à la même époque, mais les stocks de brut progressent depuis dix semaines et sont désormais supérieurs de plus de 6 Mb à leur niveau d’il y a un an. En outre, les stocks de gaz naturel aux États-Unis, également vitaux pendant l’hiver, sont supérieurs de 5,77 milliards de m3 à ceux de l’an dernier à la même époque. Par ailleurs, après avoir été accusée ces derniers mois d’être incapable de faire baisser les prix, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole semble finalement influencer le marché à la baisse, à une semaine de sa prochaine réunion, prévue le 10 décembre au Caire. « Cela fait des mois qu’ils (les membres de l’Opep) augmentent constamment leur production », remarque Richard Slape. « Cela n’a pas eu d’impact immédiat sur le marché, il aura fallu du temps pour que ces hausses de production se traduisent par des prix moins élevés », ajoute-t-il. La production réelle du cartel, Irak inclus, est estimée à quelque 30 millions de barils par jour (mbj), un record depuis 25 ans et un niveau largement supérieur à son quota officiel de 27 mbj (hors Irak). En outre, l’Opep semble se diriger vers un maintien de ce quota de production le 10 décembre, comme l’a indiqué jeudi son président, Purnomo Yusgiantoro. « Il semble que l’Arabie saoudite se satisferait d’un maintien de la production aux niveaux actuels, donc ce devrait être l’issue finale de la réunion » du 10 décembre, note M. Slape. « Malgré la chute des cours, un haut responsable nigérian a indiqué ne voir aucun besoin de réduire la production quand l’Opep se réunit au Caire », ajoutent les analystes de Sucden. Cependant, l’Iran, numéro 2 du cartel après l’Arabie, serait en faveur d’une réduction d’environ un million de barils par jour des quotas de production. Le Venezuela serait également favorable à une telle mesure, afin notamment de compenser les pertes de revenus découlant de la chute du dollar américain.
Les cours du pétrole continuaient à baisser hier après une chute de six dollars en deux jours, à leur plus bas niveau depuis trois mois, les spéculateurs misant dorénavant sur un hiver sans encombres et croyant davantage aux vertus apaisantes de la surproduction de l’Opep.
Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de Light Sweet Crude pour livraison en janvier baissait de 24 cents à 43,01 dollars lors des échanges électroniques vers 13h15.
À Londres, le pétrole Brent de la mer du Nord reculait de 31 cents à 39,8 dollars, leur plus bas niveau depuis tout début septembre.
« Les prix du brut ont chuté de plus de 2 dollars hier alors que les fortes hausses des stocks américains signalées mercredi continuent d’alimenter la vague de ventes qui a fait chuté les prix de plus de 12 % au cours des deux dernières...