Tout en se démarquant de l’opposition chrétienne, notamment en se prononçant pour le maintien de l’armée syrienne au Liban et contre la résolution 1559, le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt a jugé que la manifestation d’hostilité d’hier était « triste, monolithique et sans âme ».
« Pourquoi donner une couleur uniforme du Liban, comme quoi le Liban est seulement le Liban musulman, un Liban de cheikhs et d’ulémas. Pourquoi n’y a-t-il pas eu une voix chrétienne, une voix libanaise modérée, des druzes (...) c’est très bizarre », a dit M. Joumblatt sur Radio-France internationale (RFI).
« Personne au Liban n’est antisyrien, mais le Liban doit avoir son indépendance et des relations saines avec la Syrie », a ajouté M. Joumblatt qui doit rencontrer vendredi à Paris le président français Jacques Chirac.
Par ailleurs, le leader du PSP a rejeté sur les ondes de la radio française les propos de certains dirigeants libanais mettant en garde contre une « guerre civile », en cas de retrait des troupes syriennes du Liban, réclamé par la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’Onu.
M. Joumblatt s’est prononcé en faveur du maintien des quelque 14 000 soldats syriens stationnés au Liban jusqu’à la libération des « fermes de Chebaa », un secteur conquis par Israël sur la Syrie en 1967 et réclamé par Beyrouth avec l’accord de Damas.
Pour autant, le chef druze s’est dit « contre l’ingérence des services de renseignements syriens dans la vie politique libanaise ».
M. Joumblatt a jugé que le cabinet d’Omar Karamé est « un gouvernement téléguidé » par la Syrie et qu’« il est temps d’aboutir à un dialogue véritable avec Damas ».
Contrairement à l’opposition chrétienne, le chef druze, jadis l’un des principaux alliés de la Syrie, est opposé à la résolution 1559, qui appelle également implicitement à la fin de l’ingérence syrienne au Liban.
« On ne peut pas adopter cette résolution (...) car si les Américains veulent se lancer dans une aventure au Proche-Orient, comme ils l’ont fait en Irak, pour changer les régimes et prétendre établir la démocratie, cela va nous mener au chaos », a-t-il souligné.
Tout en se démarquant de l’opposition chrétienne, notamment en se prononçant pour le maintien de l’armée syrienne au Liban et contre la résolution 1559, le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt a jugé que la manifestation d’hostilité d’hier était « triste, monolithique et sans âme ».
« Pourquoi donner une couleur uniforme du Liban, comme quoi le Liban est seulement le Liban musulman, un Liban de cheikhs et d’ulémas. Pourquoi n’y a-t-il pas eu une voix chrétienne, une voix libanaise modérée, des druzes (...) c’est très bizarre », a dit M. Joumblatt sur Radio-France internationale (RFI).
« Personne au Liban n’est antisyrien, mais le Liban doit avoir son indépendance et des relations saines avec la Syrie », a ajouté M. Joumblatt qui doit rencontrer vendredi à Paris le président...
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