Le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, a présenté hier « le cours du dollar » comme un défi majeur pour l’économie européenne, en s’inquiétant du niveau « particulièrement bas » du billet vert qui « ne donne pas de signe de redressement ».
« Les défis pour l’Europe ne manquent pas », a affirmé M. Almunia, en soulignant que « l’environnement mondial reste incertain », selon le texte d’un discours prononcé à Bruxelles lors d’un séminaire organisé par le groupe bancaire franco-belge Dexia.
« Le cours du dollar est particulièrement bas et ne donne pas de signe de redressement », a constaté le commissaire.
« Les prix du pétrole se maintiennent pour l’instant à un niveau élevé, qui pourrait peser sur la croissance (européenne) », a-t-il ajouté.
Enfin, « l’émergence de la Chine comme puissance mondiale est également un défi important autant qu’une opportunité à saisir » pour l’Europe, a-t-il estimé.
Le billet vert a poursuivi hier sa dégringolade sur les marchés de change propulsant l’euro à un nouveau record historique à 1,3237 dollar.
M. Almunia a maintenu pour l’heure sa prévision de croissance pour l’ensemble de l’Union européenne (UE-25) cette année à 2,5 %.
« Pour 2004, les prévisions sont jusqu’à présent, et malgré les résultats décevants du dernier trimestre, à la hausse avec un taux de 2,5 % dans l’Europe des 25 », a-t-il indiqué.
Dans ses prévisions d’automne, publiées fin octobre, Bruxelles a prévu une croissance de 2,5 % dans l’UE-25, après 1 % en 2003, et de 2,1 % dans la zone euro après 0,6 %.
Mais depuis, l’Office européen des statistiques Eurostat a annoncé un ralentissement de la croissance dans la zone euro et dans l’UE-25 au troisième trimestre par rapport aux deux trimestres précédents à 0,3 %.
« Il n’y a pas lieu de pavoiser », souligne M. Almunia, qui rappelle que la croissance européenne est « loin derrière les États-Unis où la croissance devrait approcher les 4,5 %, et du Japon où elle sera un peu supérieure à 4,5 % » cette année.
Le commissaire a regretté que depuis le milieu des années 1990, « la croissance de la productivité en Europe a été inférieure à celle des États-Unis ».
M. Almunia a insisté sur la nécessité de réformes structurelles pour accroître la croissance et en particulier a jugé « indispensable » la réalisation des objectifs de Lisbonne, qui visent à accroître la compétitivité de l’Europe.
Il a stigmatisé les États membres de l’UE qui « n’ont pas réellement pris à leur compte la stratégie de Lisbonne et préfèrent trop souvent présenter ses objectifs comme des contraintes imposées par Bruxelles ».
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« Les défis pour l’Europe ne manquent pas », a affirmé M. Almunia, en soulignant que « l’environnement mondial reste incertain », selon le texte d’un discours prononcé à Bruxelles lors d’un séminaire organisé par le groupe bancaire franco-belge Dexia.
« Le cours du dollar est particulièrement bas et ne donne pas de signe de redressement », a constaté le commissaire.
« Les prix du pétrole se maintiennent pour l’instant à un niveau élevé, qui pourrait peser sur la croissance (européenne) », a-t-il ajouté.
Enfin, «...