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1559 L’ambassadeur britannique assène un lourd avertissement aux autorités libanaises

James Watt, ambassadeur de Grande-Bretagne, va encore plus loin que son homologue américain, Jeffrey Feltman, dans les mises en garde articulées autour de la 1559. Prenant la parole devant le congrès international « Parlementaires contre la corruption », le diplomate a jugé que la situation présente « est grave, extrêmement préjudiciable au Liban, qui accuse un déficit de démocratie. » Il a affirmé que tous les Libanais qu’il rencontre « ne sont pas satisfaits de l’état où se trouve leur patrie ». M. Watt a estimé que « les arrangements conclus au Liban après la fin de la guerre ne représentent pas tout ce qui aurait dû être réalisé », ajoutant cependant qu’« il ne faut pas considérer la situation comme définitive au plan de la politique libanaise ». Il a fustigé le Hezbollah à mots à peine couverts, en déclarant qu’il n’existe « aucun pays normal au monde où des milices monnayées par un autre pays protègent les frontières ». Soulignant la tension qui règne dans cette zone. M. Watt a affirmé que « les effets de la situation actuelle au Liban sur la sécurité et la paix internationales ont conduit à l’adoption de la 1559 ». Pour conclure sur cet avertissement lourd de sens : « Cette résolution n’est pas le brouillon du grand changement définitif qui attend le Liban, mais un élément parmi d’autres... » Qui viendraient donc plus tard. Bien entendu, ces propos ont courroucé les responsables du cru. Qui ont toutefois reconnu que l’ambassadeur n’a reçu aucune circulaire du palais Bustros traduisant l’agacement manifesté par le Conseil des ministres à l’égard de ce qu’il considère comme des débordements d’ambassadeurs occidentaux.
James Watt, ambassadeur de Grande-Bretagne, va encore plus loin que son homologue américain, Jeffrey Feltman, dans les mises en garde articulées autour de la 1559. Prenant la parole devant le congrès international « Parlementaires contre la corruption », le diplomate a jugé que la situation présente « est grave, extrêmement préjudiciable au Liban, qui accuse un déficit de démocratie. » Il a affirmé que tous les Libanais qu’il rencontre « ne sont pas satisfaits de l’état où se trouve leur patrie ». M. Watt a estimé que « les arrangements conclus au Liban après la fin de la guerre ne représentent pas tout ce qui aurait dû être réalisé », ajoutant cependant qu’« il ne faut pas considérer la situation comme définitive au plan de la politique libanaise ». Il a fustigé le Hezbollah à mots à peine...