Laurent Gaudé, 32 ans, prix Goncourt avec Le soleil des Scorta, raconte, dans ce roman des racines et de la transmission, la vie d’une famille tentant d’échapper à son misérable destin de 1870 à nos jours, sous le soleil brûlant des Pouilles (sud de l’Italie).
C’est la première fois que l’éditeur Actes Sud obtient le Goncourt, la plus connue des distinctions littéraires d’automne.
Le soleil des Scorta, roman humaniste aux allures épiques, montre comment les membres d’une famille, enracinée dans une terre ingrate, vont se transmettre, sur cinq générations, le peu que la vie leur laisse en héritage.
La lignée des Scorta est née d’un viol. Celui d’Immacolata par Luciano Mascalzone, un habitué du « vol de bétail et de détroussage de voyageurs » qui croyait enfin posséder celle qu’il désirait depuis 15 ans, Filomena. Il sera battu à mort par les villageois de Montepuccio (un village qui n’existe pas).
Ce qui fonde la famille, c’est donc « l’erreur d’un homme qui s’était trompé et d’une femme qui avait consenti à un vrai brigand », pire que Luciano, qui terrorise la région avant de se marier à une muette dont il aura trois enfants, Domenico, Guiseppe et Carmela.
Misérables, ceux-ci essayent d’émigrer en 1928 aux États-Unis mais, refoulés, rentrent au pays ouvrir un tabac, à la recherche de bonheur et d’argent, exprimant, malgré les coups du sort, la fierté de faire partie du clan. « Ma place était ici. Il ne pouvait en être autrement. Devant le tabac », dit un des derniers de la lignée en estimant que « les hommes, comme les olives, sous le soleil de Montepuccio, sont éternels ».
C’est la vieille Carmela qui raconte l’histoire, et les secrets de famille, à l’ancien curé de Montepuccio « par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer ».
Le livre, qui était en lice pour le Femina, a reçu un excellent accueil du public : il a déjà été vendu à plus de 80 000 exemplaires pour un tirage supérieur à 100 000, selon l’éditeur. La critique était divisée.
Laurent Gaudé avait déjà réussi un beau coup en 2002 avec La mort du roi Tsongor, récompensé par le Goncourt des lycéens et le prix des libraires, traduit en une quinzaine de langues. Marié à une Italienne, il est aussi dramaturge avec des pièces presque toutes mises en scène, comme Onysos le furieux, Combats de possédés ou Médée Kali. Vivant à Paris, il se consacre à l’écriture.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Laurent Gaudé, 32 ans, prix Goncourt avec Le soleil des Scorta, raconte, dans ce roman des racines et de la transmission, la vie d’une famille tentant d’échapper à son misérable destin de 1870 à nos jours, sous le soleil brûlant des Pouilles (sud de l’Italie).
C’est la première fois que l’éditeur Actes Sud obtient le Goncourt, la plus connue des distinctions littéraires d’automne.
Le soleil des Scorta, roman humaniste aux allures épiques, montre comment les membres d’une famille, enracinée dans une terre ingrate, vont se transmettre, sur cinq générations, le peu que la vie leur laisse en héritage.
La lignée des Scorta est née d’un viol. Celui d’Immacolata par Luciano Mascalzone, un habitué du « vol de bétail et de détroussage de voyageurs » qui croyait enfin posséder celle qu’il...