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Actualités - Opinion

En gros plan Martin Scorsese: paroles de cinéaste

L’auteur de The Aviator, Martin Scorsese (un peu plus de 60 ans), dit ne plus se reconnaître dans Hollywood. Il précise: «Je ne suis pas à l’aise dans le monde actuel. Je déteste tous ces moyens complexes de communication: ces fax, ces ordinateurs, ces téléphones portables qui peuvent vous retrouver partout. Nous vivons dans une Babel déroutante, dans un monde où la communication est si intense qu’elle en perd toute valeur. C’est une culture de gadget et de gratification immédiate qui brouille l’essentiel, notre relation à l’autre et à nous-même (...) Il faut rester curieux devant la vie. Je le suis toujours (...) Pour moi, l’antidote à Hollywood vient d’Iran, de Chine, de ces films imprégnés d’une autre vision du monde, poétique, subtile, puissante. Il y a quelque chose d’effrayant dans les valeurs que propage notre culture». Certes, Scorsese est un homme cultivé, passionnée par son métier et terriblement exigeant. Et qui entend montrer ce que personne ne veut voir (cf. Gangs of New York). Mais aura-t-il la possibilité de s’exprimer librement dans le Hollywood d’aujourd’hui? GOUX-PELLETAN
L’auteur de The Aviator, Martin Scorsese (un peu plus de 60 ans), dit ne plus se reconnaître dans Hollywood. Il précise: «Je ne suis pas à l’aise dans le monde actuel. Je déteste tous ces moyens complexes de communication: ces fax, ces ordinateurs, ces téléphones portables qui peuvent vous retrouver partout. Nous vivons dans une Babel déroutante, dans un monde où la communication est si intense qu’elle en perd toute valeur. C’est une culture de gadget et de gratification immédiate qui brouille l’essentiel, notre relation à l’autre et à nous-même (...) Il faut rester curieux devant la vie. Je le suis toujours (...) Pour moi, l’antidote à Hollywood vient d’Iran, de Chine, de ces films imprégnés d’une autre vision du monde, poétique, subtile, puissante. Il y a quelque chose d’effrayant dans les valeurs...