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Actualités - Chronologie

Qoreï, la force tranquille dans les turbulences politiques palestiniennes

Ahmed Qoreï, 67 ans, Premier ministre palestinien, est considéré comme une force tranquille dans les incessantes turbulences politiques palestiniennes et est appelé à jouer un rôle-clé dans la succession délicate qui s’ouvre. M. Qoreï (alias Abou Ala’), qui assure l’intérim de la présidence de l’Autorité palestinienne depuis l’hospitalisation de Yasser Arafat à Paris, est l’un des acteurs principaux des accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne signés en 1993 avec Israël. Premier ministre depuis 2003, il a contenu la crise qui faisait rage entre M. Arafat et Mahmoud Abbas en acceptant de succéder à ce dernier, récoltant les éloges de ses pairs qui voient en lui « l’homme le plus capable de gérer les crises ». Pour ses proches, il est aussi « l’homme des missions difficiles », auquel M. Arafat a confié à maintes reprises la direction de délicates négociations avec les Israéliens. Né en 1937 à Abou Dis, faubourg de Jérusalem-Est, il travaille dans le secteur bancaire avant de participer au lancement du mouvement Fateh de Arafat. Il joue le rôle de coordinateur des délégations palestiniennes aux négociations de paix avec Israël, dès leur lancement en 1991, et dirige cette délégation pour les accords d’Oslo. M. Qoreï a également mené plusieurs missions sur le développement des territoires palestiniens, dont un plan économique (1994-2000). Il est élu membre du Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement), pour le siège de Jérusalem, lors des premières élections dans les territoires autonomes en 1996. Cette année-là, il prend la présidence du CLP. Il rencontre alors, avec la délégation palestinienne, le Premier ministre israélien de droite Benjamin Netanyahu à treize reprises pour arriver à l’accord de Wye Plantation, qui est signé à Washington en octobre 1998. Il a été également l’un des premiers hauts responsables palestiniens à s’entretenir avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon à Jérusalem, après son entrée en fonctions en mars 2001. Abou Ala’ a aussi eu des discussions suivies avec le travailliste Shimon Peres. Ce dernier dirigeait alors la diplomatie israélienne dans le cabinet d’union nationale mis sur pied par M. Sharon, après son entrée en fonctions, pour trouver une solution négociée au conflit. Ces discussions devaient déboucher sur un plan de paix, le « plan Peres-Abou Ala’ ». Lors de ces contacts, il avait été reçu en février 2002 à Washington par le secrétaire d’État américain Colin Powell. Cette rencontre fut l’un des rares contacts à l’époque de l’Administration américaine avec un représentant de l’Autorité palestinienne.
Ahmed Qoreï, 67 ans, Premier ministre palestinien, est considéré comme une force tranquille dans les incessantes turbulences politiques palestiniennes et est appelé à jouer un rôle-clé dans la succession délicate qui s’ouvre.
M. Qoreï (alias Abou Ala’), qui assure l’intérim de la présidence de l’Autorité palestinienne depuis l’hospitalisation de Yasser Arafat à Paris, est l’un des acteurs principaux des accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne signés en 1993 avec Israël.
Premier ministre depuis 2003, il a contenu la crise qui faisait rage entre M. Arafat et Mahmoud Abbas en acceptant de succéder à ce dernier, récoltant les éloges de ses pairs qui voient en lui « l’homme le plus capable de gérer les crises ». Pour ses proches, il est aussi « l’homme des missions difficiles », auquel M....