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Actualités - Chronologie

ÉTATS-UNIS Le recul du dollar se poursuit, au grand soulagement de Washington

Le recul du dollar face aux principales devises devrait se poursuivre et les autorités américaines ne devraient pas s’en formaliser, puisque l’affaiblissement du billet vert permet de financer l’énorme déficit de la balance des comptes courants des États-Unis. Depuis la mi-octobre, le dollar fait pâle figure sur le marché des changes : le billet vert a perdu 5 % de sa valeur face à l’euro, 3,7 % face au yen et 3,8 % face au franc suisse. Le recul du dollar n’a pourtant suscité aucune réaction officielle d’inquiétude de la part de responsables politiques américains. « Personne aux États-Unis ne va se formaliser de l’affaiblissement régulier du dollar », explique Julian Jessop, économiste au cabinet Capital Economics. Le recul du dollar est même une bonne nouvelle : « L’un des plus grands déséquilibres actuels dans l’économie mondiale est l’ampleur du déficit des comptes courants américains », poursuit-il. « Pour réduire ce déficit, les États-Unis peuvent compter sur la croissance économique mondiale, mais il est clair qu’un dollar faible participe à la réduction du déficit », ajoute Julian Jessop. Le déficit des comptes courants a en effet atteint 166,2 milliards de dollars au deuxième trimestre 2004, un niveau record qui illustre une nouvelle fois l’appétit des consommateurs américains pour les produits venus de l’étranger et la dépendance des États-Unis à l’égard des capitaux étrangers. « Or, note Steven Saywell, économiste à la Citibank, depuis début 2004, les investisseurs étrangers semblent avoir perdu leur appétit pour les titres américains. » Les institutions financières étrangères ont ainsi acheté pour 63 milliards de dollars de bons du Trésor américain au 2e trimestre, soit près de 40 milliards de moins que le record de 101,7 milliards enregistré au 1er trimestre. « Le dollar va rester sous pression et l’Administration Bush ne peut que s’en féliciter », ajoute l’économiste de Citibank. Une analyse confortée par les propos jeudi du sous-secrétaire américain au Trésor chargé des affaires internationales, John Taylor, qui a affirmé que l’ajustement des déficits courants américains devrait se faire « en douceur ». De son côté, Julian Jessop, de Capital Economics, estime que l’euro devrait atteindre 1,40 dollar courant 2005. « Le recul du dollar est une bonne chose pour l’économie mondiale et même pour la zone euro », souligne cet économiste, alors que les responsables politiques européens, Jacques Chirac en tête, s’inquiètent. « Un euro fort est synonyme d’inflation faible et de taux d’intérêt bas. Surtout cela va inciter certains pays européens comme l’Allemagne à entreprendre des réformes fondamentales pour accroître leur compétitivité », conclut Julian Jessop.
Le recul du dollar face aux principales devises devrait se poursuivre et les autorités américaines ne devraient pas s’en formaliser, puisque l’affaiblissement du billet vert permet de financer l’énorme déficit de la balance des comptes courants des États-Unis.
Depuis la mi-octobre, le dollar fait pâle figure sur le marché des changes : le billet vert a perdu 5 % de sa valeur face à l’euro, 3,7 % face au yen et 3,8 % face au franc suisse.
Le recul du dollar n’a pourtant suscité aucune réaction officielle d’inquiétude de la part de responsables politiques américains.
« Personne aux États-Unis ne va se formaliser de l’affaiblissement régulier du dollar », explique Julian Jessop, économiste au cabinet Capital Economics. Le recul du dollar est même une bonne nouvelle : « L’un des plus grands...