Entre Arafat et Washington, des relations dégradées jusqu’à l’ostracisme
le 05 novembre 2004 à 00h00
Les relations entre le leader palestinien Yasser Arafat et l’Administration américaine se sont dégradées jusqu’à l’ostracisme total, dix ans après les vivats qui avaient accueilli son historique poignée de mains avec le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin à la Maison-Blanche en 1993.
Hier le président américain George W. Bush a simplement réagi d’un sobre « que Dieu ait son âme » à l’annonce de la mort du leader palestinien. « Nous continuerons à travailler pour un État palestinien libre en paix avec Israël », a ajouté M. Bush, sans souligner que son Administration demandait depuis des années sa mise à l’écart politique. M. Bush avait souligné le mois dernier qu’il n’entendait aucunement revenir sur l’ostracisme dont faisait l’objet Yasser Arafat, qu’il n’a jamais rencontré, alors que le Premier ministre israélien Ariel Sharon est le dirigeant étranger qu’il a le plus rencontré. « Je ne traite pas avec (Yasser) Arafat car (...) je ne pense pas que c’est le genre de personne qui peut amener un État palestinien à devenir indépendant », avait-il dit, appelant de ses vœux une direction palestinienne « qui soit fidèle à la démocratie et à la liberté, une direction qui souhaite rejeter le terrorisme ». Le président Bush appelle ouvertement à la mise à l’écart de Yasser Arafat depuis l’été 2002, alors que selon des experts, il avait formé un jugement sans appel sur lui dès son entrée en fonctions en janvier 2001, alors que les violences faisaient rage au Proche-Orient.
En novembre 2001, peu après les attentats du 11 septembre, M. Bush avait ignoré la présence du leader palestinien, qui se trouvait pourtant au même endroit que lui à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.
Les États-Unis avaient toutefois mis en garde contre toute action unilatérale israélienne visant personnellement M. Arafat, notamment en avril dernier lorsque M. Sharon avait laissé planer la menace de le liquider.
Ancien chef terroriste devenu prix Nobel de la paix, Yasser Arafat avait vu les portes de la Maison-Blanche s’ouvrir en grand, et plusieurs fois, durant la présidence du démocrate Bill Clinton.
Cependant, attribuant à M. Arafat l’échec des pourparlers de Camp David en juillet 2000, M. Clinton a avoué dans ses mémoires parus l’été dernier « ne pas avoir cru possible que Arafat commette une erreur aussi colossale ».
Les relations entre le leader palestinien Yasser Arafat et l’Administration américaine se sont dégradées jusqu’à l’ostracisme total, dix ans après les vivats qui avaient accueilli son historique poignée de mains avec le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin à la Maison-Blanche en 1993.
Hier le président américain George W. Bush a simplement réagi d’un sobre « que Dieu ait son âme » à l’annonce de la mort du leader palestinien. « Nous continuerons à travailler pour un État palestinien libre en paix avec Israël », a ajouté M. Bush, sans souligner que son Administration demandait depuis des années sa mise à l’écart politique. M. Bush avait souligné le mois dernier qu’il n’entendait aucunement revenir sur l’ostracisme dont faisait l’objet Yasser Arafat, qu’il n’a jamais rencontré, alors...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.