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Le PSG retrouve sa défense et se dessine un avenir

Le Paris-SG s’est dessiné un avenir en Ligue des champions de football aux dépens du champion d’Europe en titre, le FC Porto, qu’il a tenu en échec (0-0) mardi au Portugal après l’avoir dominé à Paris (2-0), et a désormais les cartes en mains pour atteindre les 8es de finale. Le redressement parisien en C1 est d’autant plus spectaculaire qu’il y a un mois, le PSG était presque laissé pour mort à Moscou, où le CSKA venait de lui infliger sa deuxième défaite en deux matchs, après la gifle reçue contre Chelsea (0-3) en ouverture. Deux revers, cinq buts encaissés, aucun marqué : le destin européen du PSG semblait mort-né. Mais le double rendez-vous avec le FC Porto, qui n’est plus que l’ombre du club double champion d’Europe (C3 en 2003, C1 en 2004), a contre toute attente renversé la tendance, grâce à un secteur défensif désormais bien en place et un Lionel Letizi de plus en plus irréprochable dans les buts. « Nous avons notre destin entre nos mains alors qu’on revient de très loin. On y prend goût ! » se félicitait le capitaine et défenseur José Pierre-Fanfan. « Il nous reste à aller chercher le match nul à Chelsea (24 novembre), parce qu’une victoire là-bas ce sera quand même compliqué, et ensuite nous jouerons la qualification au Parc des Princes contre le CSKA (7 décembre) », ajoutait Bernard Mendy, entré en fin de match au soutien de Pauleta, lui qui officie d’habitude comme latéral droit. Un « coup » de l’entraîneur Vahid Halilhodzic qui faillit s’avérer payant quand Mendy se présenta seul face à Vitor Baia pour le KO (80e) et dont le technicien franco-bosniaque se flattait après la rencontre : « Comme quoi, ça m’arrive aussi de faire du bon coaching ! » « Réalisme » Au courage, dans une fin de match tendue, émaillée de plusieurs échauffourées, d’un manque de fair-play manifeste des Portugais, d’un coup de coude de Mendy sur Jorge Costa et de sérieuses occasions du FC Porto, Paris a donc décroché le droit de rêver avec une discipline et une rigueur défensives proches de celles de l’intraitable PSG de la saison passée. « Nous avons été très corrects défensivement, mais je ne veux pas utiliser de superlatifs, déclarait sobrement Halilhodzic. Ils nous ont quand même mis en danger plusieurs fois à la fin. J’espère qu’on va retrouver très vite le réalisme qui était le nôtre l’an dernier. » « Nous avons très bien défendu, c’est bon pour la confiance », assurait aussi Pauleta. En effet, pour la première fois cette saison, le PSG n’a pas encaissé de but à l’extérieur. Il n’en a d’ailleurs concédé qu’un seul lors de ses quatre derniers matches, samedi à Auxerre (1-1) en championnat de France. « Il faut se rappeler que trois joueurs défensifs ont changé cet été (Yepes, Armand, Pichot), ça prend du temps de trouver des automatismes, expliquait mardi le Colombien Mario Yepes, revenu quasiment à son meilleur niveau. Mais le problème, c’est qu’à Paris, on n’attend pas. » Même l’entraîneur du FC Porto Victor Fernandez rendait indirectement hommage à la défense parisienne en constatant : « Le PSG a eu une attitude ultradéfensive, c’est difficile de marquer contre une équipe aussi bien regroupée. » Le prochain test pour la défense parisienne est fixé à dimanche en championnat face à Marseille, une équipe qui marque peu (12 buts en 12 matchs).
Le Paris-SG s’est dessiné un avenir en Ligue des champions de football aux dépens du champion d’Europe en titre, le FC Porto, qu’il a tenu en échec (0-0) mardi au Portugal après l’avoir dominé à Paris (2-0), et a désormais les cartes en mains pour atteindre les 8es de finale.
Le redressement parisien en C1 est d’autant plus spectaculaire qu’il y a un mois, le PSG était presque laissé pour mort à Moscou, où le CSKA venait de lui infliger sa deuxième défaite en deux matchs, après la gifle reçue contre Chelsea (0-3) en ouverture.
Deux revers, cinq buts encaissés, aucun marqué : le destin européen du PSG semblait mort-né. Mais le double rendez-vous avec le FC Porto, qui n’est plus que l’ombre du club double champion d’Europe (C3 en 2003, C1 en 2004), a contre toute attente renversé la tendance, grâce...