Pékin fustige la « doctrine Bush » à la veille du scrutin
le 02 novembre 2004 à 00h00
À la veille de la présidentielle américaine, Pékin a vigoureusement critiqué hier la « doctrine Bush » des frappes préventives, en affirmant que la guerre en Irak avait eu pour conséquence de briser la coalition mondiale contre le terrorisme, forgée après les attentats du 11 septembre 2001.
Dans un article d’une rare virulence publié par le China Daily, quotidien anglophone, Qian Qichen, ancien ministre des Affaires étrangères et qui reste l’un des principaux artisans de la diplomatie chinoise, fustige en outre « l’arrogance » de Washington, source de tous les déboires de l’Administration Bush sur la scène internationale. « La situation délicate des États-Unis en Irak illustre une fois de plus le fait que lorsque le sentiment de suprématie d’un pays enfle au-delà de ses capacités réelles, de nombreux troubles en découlent », poursuit Qian, qui avait rompu l’isolement diplomatique dans lequel la répression du Printemps de Pékin avait plongé la Chine en 1989.
Non seulement la guerre en Irak a fait voler en éclats le consensus international de l’après-11 septembre, mais il a profité aux terroristes du monde entier tout en creusant le fossé diplomatique entre les États-Unis et l’Europe.
Les États-Unis se trompent s’ils imaginent que le XXIe siècle sera celui de l’Amérique. Loin de régler quoi que ce soit, la stratégie des frappes préventives va au contraire généraliser l’insécurité et finira par causer la perte de « l’empire américain », prédit Qian. Reprenant l’expression employée par le président des États-Unis au sujet de l’Irak, de l’Iran et de la Corée du Nord, il ajoute que la « doctrine Bush » a donné naissance à « un axe du mal ».
À aucun moment l’ancien chef de la diplomatie ne mentionne le nom de John Kerry, le candidat démocrate qui affrontera George Bush aujourd’hui.
À la veille de la présidentielle américaine, Pékin a vigoureusement critiqué hier la « doctrine Bush » des frappes préventives, en affirmant que la guerre en Irak avait eu pour conséquence de briser la coalition mondiale contre le terrorisme, forgée après les attentats du 11 septembre 2001.
Dans un article d’une rare virulence publié par le China Daily, quotidien anglophone, Qian Qichen, ancien ministre des Affaires étrangères et qui reste l’un des principaux artisans de la diplomatie chinoise, fustige en outre « l’arrogance » de Washington, source de tous les déboires de l’Administration Bush sur la scène internationale. « La situation délicate des États-Unis en Irak illustre une fois de plus le fait que lorsque le sentiment de suprématie d’un pays enfle au-delà de ses capacités réelles, de nombreux...
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