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Actualités - Chronologie

Voile - Vendée Globe « Deux marches à gravir » pour Roland Jourdain

Roland Jourdain, 3e du dernier Vendée Globe, tour du monde à la voile en monocoque en solitaire sans escale, ne pense qu’aux « deux marches à gravir » qui le séparaient il y a quatre ans sur le podium de Michel Desjoyeaux, dernier vainqueur de cette course mythique. « Bilou », surnom tout en rondeur qui colle bien à sa gentillesse réputée, assume parfaitement la pression médiatique qui pèse sur ses épaules de grand favori désigné par ses pairs. « Cette pression des médias, je l’ai découverte au retour du précédent Vendée Globe, c’est comme une vie publique en heures supplémentaires. Mais je la laisse glisser sur le ciré, sans que cela m’attaque. Ça me serait arrivé il y a 5 ou 6 ans, j’aurais été plus déstabilisé, mais là ça va », explique à l’AFP ce marin de 40 ans. « Ma passion est encore intacte pour le Vendée Globe, indique-t-il. La dernière édition (sa première participation), j’ai vraiment apprécié, malgré les déboires (il avait été trahi par la casse d’un morceau de son rail de mât et n’avait pu se battre à armes égales avec les deux premiers) ». « C’est une course fabuleuse, on traverse des paysages merveilleux, même si on n’y passe pas en faisant “coucou”, ce sont tout de même des régions un peu hostiles, conte encore le volubile Finistérien. On en “bave” un petit peu, puis on a des émotions a posteriori ». Scénario rêvé Cette année, les deux marins qui avaient fini le dernier Vendée Globe devant lui (Desjoyeaux et l’Anglaise Ellen MacArthur) ne sont pas au départ. Mais Roland Jourdain (Sill-Véolia) y verra avec un plaisir non dissimulé son compère Jean Le Cam (Bonduelle), qui y participe pour la première fois. « Que cette course se termine en un duel entre nous deux, ce serait le plus beau scénario. Jean et moi, c’est un mariage de raison, on a voulu des bateaux identiques pour tirer vers le haut, a priori c’est gagné car nos bateaux sont déjà rapides », confie-t-il. Les deux complices voguent en effet sur des bateaux jumeaux, optimisés conjointement. « On se connaît avec Jean depuis près de 25 ans, enchaîne ce père de deux enfants. Le Vendée Globe, c’est le plus beau terrain de jeu rêvé pour s’affronter. On a commencé dans la même baie, même s’il est plus âgé que moi, et puis nos partenaires sont aussi bien installés dans la voile depuis longtemps. » Les deux hommes sont aussi associés dans un projet pédagogique qui permettra à des élèves de CM1 et CM2 de découvrir le monde océanique en suivant à distance la progression des deux marins durant le Vendée Globe. Jourdain, vainqueur de la Transat Jacques Vabre en 2001, estime qu’il y a en tout « 8 ou 10 bateaux » capables de gagner la course, dont celui du Britannique Mike Golding, autre tête d’affiche. « Je l’ai déjà pratiqué, il a faim de victoire, en plus, s’il gagne le Vendée Globe, ce sera l’Anglais le plus titré, il sera motivé, souligne-t-il. Mais on a déjà réussi à le mettre dans “le tableau arrière”, alors... ».
Roland Jourdain, 3e du dernier Vendée Globe, tour du monde à la voile en monocoque en solitaire sans escale, ne pense qu’aux « deux marches à gravir » qui le séparaient il y a quatre ans sur le podium de Michel Desjoyeaux, dernier vainqueur de cette course mythique.
« Bilou », surnom tout en rondeur qui colle bien à sa gentillesse réputée, assume parfaitement la pression médiatique qui pèse sur ses épaules de grand favori désigné par ses pairs. « Cette pression des médias, je l’ai découverte au retour du précédent Vendée Globe, c’est comme une vie publique en heures supplémentaires. Mais je la laisse glisser sur le ciré, sans que cela m’attaque. Ça me serait arrivé il y a 5 ou 6 ans, j’aurais été plus déstabilisé, mais là ça va », explique à l’AFP ce marin de 40 ans.
« Ma passion est...