Rechercher
Rechercher

Actualités

Un « phénix », symbole de la lutte palestinienne (photo)

Ancien guérillero devenu président élu de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat est le symbole de la lutte palestinienne depuis plus de quatre décennies. Connu pour sa ténacité légendaire, le dirigeant palestinien, 75 ans, est un phénix qui a démontré toute sa vie une capacité hors du commun à se sortir des situations les plus critiques, répétant toujours à ses interlocuteurs : « Ô montagne, le vent ne t’ébranlera pas. » Né Mohammed Abdel Raouf Arafat al-Qoudwa al-Husseini en août 1929 au Caire, il rejoint à 17 ans les groupes armés palestiniens qui luttent contre la création d’un État juif en Palestine et participe aux combats de 1947-48 entre juifs et Arabes, puis à la guerre de 1948 qui suit la création de l’État d’Israël. Brisé par la victoire israélienne, Yasser Arafat retourne à l’université du Caire, où il étudie le génie civil et s’implique davantage dans les milieux politiques palestiniens. S’attirant le mécontentement du président égyptien Gamal Abdel Nasser, il part au Koweït, où il crée en 1959 le mouvement Fateh pour lutter contre Israël. En février 1969, Yasser Arafat, connu sous son nom de guerre d’Abou Ammar, est élu président du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et se fait alors connaître sur la scène internationale par son keffieh à damiers et son treillis vert-olive. Il renforce son autorité grâce à sa forte personnalité et à son instinct, qui lui permet de survivre aux complots politiques. Son odyssée le mène en Tunisie, après avoir été expulsé une première fois de Jordanie par les troupes du roi Hussein en 1970, puis du Liban par l’armée israélienne en 1982, au terme d’un siège long et éprouvant. Avec son renoncement à l’option militaire et le déclenchement en 1987 de la première intifada, qu’il inspire et contrôle, Arafat opte pour des négociations avec Israël. Il dénonce publiquement le terrorisme en décembre 1988, peu après que l’OLP eut reconnu le droit d’Israël à l’existence. En 1993, il signe à la Maison-Blanche les accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne, avec le Premier ministre israélien de l’époque, Yitzhak Rabin, et son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, ce qui vaut aux trois signataires de recevoir le prix Nobel de la paix en 1994. En juillet 1994, Arafat effectue un retour triomphal dans les territoires palestiniens et est élu président de l’Autorité palestinienne en 1996. Son rêve reste cependant de retourner dans le secteur arabe de Jérusalem, annexé en 1967 par Israël, et de prier dans la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam. Depuis décembre 2001, il n’a plus quitté son QG de Ramallah où il a été assiégé plusieurs fois pendant de longs mois par l’armée israélienne et a vu l’Autorité palestinienne lentement paralysée et vidée de sa substance par les opérations successives de l’armée dans les Territoires, en représailles aux attentats palestiniens. Fin juin 2002, le président américain George W. Bush déclare que le dirigeant palestinien est politiquement mort, faisant le jeu du Premier ministre israélien Ariel Sharon qui emploie tous ses efforts pour le marginaliser. Musulman sunnite, M. Arafat s’est marié en 1992 à son assistante, Souha Tawil, issue d’une famille chrétienne palestinienne et de 34 ans sa cadette. Une fille, Zahwa, est née de leur union en 1995.
Ancien guérillero devenu président élu de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat est le symbole de la lutte palestinienne depuis plus de quatre décennies.
Connu pour sa ténacité légendaire, le dirigeant palestinien, 75 ans, est un phénix qui a démontré toute sa vie une capacité hors du commun à se sortir des situations les plus critiques, répétant toujours à ses interlocuteurs : « Ô montagne, le vent ne t’ébranlera pas. »
Né Mohammed Abdel Raouf Arafat al-Qoudwa al-Husseini en août 1929 au Caire, il rejoint à 17 ans les groupes armés palestiniens qui luttent contre la création d’un État juif en Palestine et participe aux combats de 1947-48 entre juifs et Arabes, puis à la guerre de 1948 qui suit la création de l’État d’Israël.
Brisé par la victoire israélienne, Yasser Arafat retourne à...