Cherish, femme-soldate dans le bastion de la rébellion sunnite
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le 27 octobre 2004 à 00h00
Cherish Cooper, originaire de Steamville au Texas, combat les rebelles dans les zones inhospitalières sunnites de l’ouest de Bagdad, un fusil dans une main et une trousse de maquillage dans l’autre. « Ce n’est pas parce qu’il y a la guerre que je dois négliger mon apparence », dit cette femme-soldate de 19 ans, en se penchant sur son arme individuelle, un Mag-50, sa longue chevelure blonde pendant de son casque. Cherish Cooper et sa compagne d’armes, Atiyhia Godbold, 20 ans, ont toutes les deux débusqué des tireurs à Ramadi et ont fait le coup de feu avec des rebelles dans le périmètre de Falloujah.
Elles réalisent leurs rêves d’être des soldates aussi farouches que leurs compagnons d’armes hommes, tout en se pomponnant, même si leurs cheveux ne sont pas lavés. Dans le passé, des femmes-soldates comme Cooper étaient confinées dans des bureaux administratifs. Mais en Irak, elles ont été propulsées sur le champ de bataille, dans le combat mené par l’armée américaine contre la rébellion. Les femmes se sont enrôlées dans l’armée depuis un certain temps. Durant l’invasion de l’Irak en mars 2003, elles ont participé aux convois logistiques qui suivaient les troupes mais n’ont pas été dans le plus fort de la bataille. Les aventures de Cooper et Godbold – tout comme celles des femmes membres de la police militaire dans les rues de Bagdad – sont probablement contraires aux instructions du Pentagone, qui interdisent aux femmes de se battre sur le front. Mais ne dites pas cela à Cooper, qui affirme avec fierté être plus brave que ses frères restés au Texas et qui n’ont jamais rejoint l’armée. Au retour de ses missions, elle revient gonflée à bloc.
Il y a deux semaines, elle a participé avec des compagnons d’armes et des Marines à un raid aux abords de Falloujah, au cours duquel le chef de la police a été arrêté.
Elle a procédé à la fouille de femmes en colère se trouvant dans la maison. Quand elle leur a offert des bonbons, elles les lui ont jetés à la figure. Et quand une des proches parentes du directeur de la police a tenté de résister aux militaires fouillant la maison, elle a saisi la femme et l’a menottée. « Rester au bureau m’ennuie », dit cette soldate en racontant sa fascination pour les patrouilles sur les routes dangereuses de la province rebelle d’al-Anbar.
La brigade de Cooper, basée en Corée du Sud, a été transférée en mai dernier en Irak. Elle a été choisie alors par sa compagnie de logistique pour être ce qu’ils appellent une « lionne », c’est-à-dire, une femme-soldate dont la mission est de contrôler les femmes irakiennes sur la ligne de front. Pour aller en mission, le commandant de la patrouille demande toujours si la « lionne » est bien là.
Cherish Cooper, originaire de Steamville au Texas, combat les rebelles dans les zones inhospitalières sunnites de l’ouest de Bagdad, un fusil dans une main et une trousse de maquillage dans l’autre. « Ce n’est pas parce qu’il y a la guerre que je dois négliger mon apparence », dit cette femme-soldate de 19 ans, en se penchant sur son arme individuelle, un Mag-50, sa longue chevelure blonde pendant de son casque. Cherish Cooper et sa compagne d’armes, Atiyhia Godbold, 20 ans, ont toutes les deux débusqué des tireurs à Ramadi et ont fait le coup de feu avec des rebelles dans le périmètre de Falloujah.
Elles réalisent leurs rêves d’être des soldates aussi farouches que leurs compagnons d’armes hommes, tout en se pomponnant, même si leurs cheveux ne sont pas lavés. Dans le passé, des femmes-soldates comme...
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