Nucléaire
Des députés iraniens tentent de forcer la reprise
de l’enrichissement d’uranium
le 27 octobre 2004 à 00h00
Alors qu’hier, le dirigeant iranien en charge du dossier nucléaire déclarait que l’Iran était prêt à envisager une suspension illimitée des activités liées à l’enrichissement d’uranium comme l’ont demandé Paris, Londres et Berlin, une proposition de loi a été déposée hier par 93 députés conservateurs pour obliger le gouvernement à reprendre l’enrichissement et à cesser d’appliquer le protocole additionnel.
La parlementaire conservatrice Rafaat Bayat a précisé que ce texte serait examiné dimanche, mais Hamid Reza Hadji-Babaï, membre de la présidence du Parlement, a démenti cette information.
Jeudi à Vienne, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont demandé à l’Iran une suspension sine die de toutes ses activités liées à l’enrichissement, notamment celles de l’usine de conversion d’uranium d’Ispahan (Centre), et qu’il renonce à la construction d’un réacteur à eau lourde à Arak (200 km au sud-ouest de Téhéran) capable de produire du plutonium.
Cela, selon les trois pays européens, éviterait que le dossier du nucléaire iranien soit envoyé devant le Conseil de sécurité des Nations unies, comme le réclament les États-Unis.
L’initiative prise par les députés membres de l’aile dure du Majlis intervient à la veille d’une nouvelle réunion à Vienne avec les Européens soucieux de trouver une porte de sortie à la crise. Des diplomates pensent que le pouvoir iranien cherche ainsi à se servir du Parlement comme d’une monnaie d’échange à la veille de cette rencontre cruciale.
Alors qu’hier, le dirigeant iranien en charge du dossier nucléaire déclarait que l’Iran était prêt à envisager une suspension illimitée des activités liées à l’enrichissement d’uranium comme l’ont demandé Paris, Londres et Berlin, une proposition de loi a été déposée hier par 93 députés conservateurs pour obliger le gouvernement à reprendre l’enrichissement et à cesser d’appliquer le protocole additionnel.
La parlementaire conservatrice Rafaat Bayat a précisé que ce texte serait examiné dimanche, mais Hamid Reza Hadji-Babaï, membre de la présidence du Parlement, a démenti cette information.
Jeudi à Vienne, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont demandé à l’Iran une suspension sine die de toutes ses activités liées à l’enrichissement, notamment celles de l’usine de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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