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Hommage Charleville célèbre le 150e anniversaire de Rimbaud en s’unissant à Harar (photo)

La ville d’Arthur Rimbaud, Charleville-Mézières, a célébré la semaine dernière le 150e anniversaire du poète en inaugurant un nouveau musée, la «Maison des ailleurs», et en s’unissant avec la ville éthiopienne où il a fini sa vie, Harar. Charleville et Harar ont signé à l’hôtel de ville un accord-cadre de coopération. «Cela faisait trente ans qu’on disait qu’il fallait faire quelque chose entre Charleville et Harar, maintenant nous avons jeté les bases», a déclaré le maire de Charleville, Claudine Ledoux. Cette «Maison des ailleurs» évoque ses lieux d’inspiration: Roche, village ardennais où il venait se ressourcer, Paris, Londres et Bruxelles, Aden, où il s’ennuie comme employé d’une maison de café, et enfin Harar, où il devient négociant, et Marseille, le port où la maladie l’emporte en 1891. Au deuxième étage, dans la pièce consacrée à Harar, un film est projeté sur le mur de la façade, notamment sur une vitre en cristaux liquides qui s’ouvre et se ferme au paysage des bords de Meuse. Tourné l’été dernier, il montre un habitant qui traverse la ville africaine, populeuse et brûlante comme elle l’était il y a environ 120 ans. «J’ai eu une révélation en voyant cet homme qui marchait avec un sac de 100 kg sur les épaules. On peut y voir une métaphore de la vie de Rimbaud, qui a passé son temps à porter le poids du monde sur ses épaules», explique le vidéaste Christian Barani. «Une voyance extraordinaire» Le maire de Harar, Zeydan Bekri, qui connaît bien le poète pour avoir ouvert un musée Rimbaud en 2000, venait pour la première fois en France. «Cette fois, nous avons fait le voyage en entier. Nous comprenons qui est Rimbaud en voyant ces lieux où il est né. » Le président de la région de Harar, Fouad Ibrahim, a quant à lui souligné l’œuvre de coopération franco-éthiopienne réalisée sur plus d’un siècle. «J’espère que le 150e anniversaire va susciter un intérêt pour les relations entre nos deux pays», a-t-il expliqué au cours d’un discours. L’écrivain et académicien Jean-François Deniau a rappelé que «ce poète fulgurant, connu dans le monde entier, sera le premier à dire que c’est à Djibouti qu’il faut faire un port. C’est une voyance extraordinaire». Charleville possédait déjà sur le quai Arthur Rimbaud un musée, dont Mme Leroux a reconnu qu’il «paraît dépassé», avec son iconographie sage et ses vitrines immobiles. Les fanatiques du poète pourront désormais trouver un «lieu magique qui est celui de l’éveil du génie», selon le conservateur Alain Tourneux. Car malgré le peu d’estime du poète pour sa ville, Charleville est visitée par de nombreux admirateurs. Pour répondre aux rêves de voyage, la municipalité va installer le long d’un «parcours rimbaldien» des écrans reliés avec les villes où «l’homme aux semelles de vent» a laissé son empreinte.

La ville d’Arthur Rimbaud, Charleville-Mézières, a célébré la semaine dernière le 150e anniversaire du poète en inaugurant un nouveau musée, la «Maison des ailleurs», et en s’unissant avec la ville éthiopienne où il a fini sa vie, Harar. Charleville et Harar ont signé à l’hôtel de ville un accord-cadre de coopération. «Cela faisait trente ans qu’on disait qu’il fallait faire quelque chose entre Charleville et Harar, maintenant nous avons jeté les bases», a déclaré le maire de Charleville, Claudine Ledoux.
Cette «Maison des ailleurs» évoque ses lieux d’inspiration: Roche, village ardennais où il venait se ressourcer, Paris, Londres et Bruxelles, Aden, où il s’ennuie comme employé d’une maison de café, et enfin Harar, où il devient négociant, et Marseille, le port où la maladie...