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Actualités - Chronologie

Changes et Bourses L’euro affaibli par les menaces d’inflation aux États-Unis

L’euro a piqué du nez face au dollar hier sur les marchés des changes après la publication de l’indice des prix à la production aux États-Unis, l’une des principales composantes de l’inflation, qui a bondi de 0,7 % en avril par rapport à mars. Cette hausse, largement plus importante que ce que prévoyaient les économistes qui tablaient sur une progression de 0,3 % de cet indice, est venue donc conforter le scénario d’un prochain relèvement des taux d’intérêt US et privilégier le dollar sur toute autre monnaie sous le rapport de la rentabilité. De ce fait, les opérateurs n’ont pas prêté beaucoup d’attention à la baisse de 0,5 % des ventes de détail en avril sur mars et à l’augmentation du nombre des demandeurs d’allocations chômage de 13 000 personnes la semaine dernière (à 331 000) aux États-Unis, bien qu’elles reflètent toutes les deux un certain ralentissement de la consommation et des suppressions d’emplois. De l’avis des analystes, les cambistes semblent à nouveau se focaliser sur l’évolution des prix pour se rendre compte s’il y a des signes inflationnistes justifiant un durcissement imminent des conditions du crédit de la Fed. C’est ainsi que la publication aujourd’hui de l’indice des prix à la consommation aux États-Unis en avril sera très suivie car il donnera la direction que suivra prochainement le comité de politique monétaire de la Fed. En revanche, les investisseurs ont été déçus par les résultats de l’enquête trimestrielle de conjoncture de la BCE qui l’ont incitée à abaisser ses prévisions de croissance en zone euro de 1,8 % à 1,6 % cette année et de 2,2 % à 2,1 % l’an prochain. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du ministre allemand des Finances, Hans Eichel, que son pays risque d’enregistrer en 2005 un déficit public supérieur à la limite de 3 % du PIB fixée par le Pacte de stabilité européenne, du fait de rentrées fiscales inférieures aux attentes. Dans ce contexte, l’euro ne tardait pas à subir la pression des ventes bénéficiaires, le ramenant à New York de 1,19 $ la veille à 1,1820 $, en baisse de 0,67 %. Wall Street toujours dans le rouge Les nouvelles économiques décevantes sur l’inflation et l’emploi aux États-Unis ont pesé sur Wall Street. Cela d’autant que les bons résultats trimestriels de Wal-Mart et de Walt Disney étaient neutralisés par le rachat de l’américain Home Depot du mexicain Home Mart pour un montant non divulgué et l’annonce d’un projet commun entre Alcoa avec le canadien Alcan en Afrique de l’Ouest. Quant aux Bourses européennes, la tendance était, au contraire, à la hausse pour des raisons techniques après leurs récentes chutes de la veille. Les bilans trimestriels bien accueillis de plusieurs entreprises (la Société Générale, le constructeur Man, le géant du tourisme TUI, le spécialiste des gaz industriels Linde, l’assureur Royal & Sun Alliance) ont donc nourri des achats à bon compte, selon des sources de marché. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse des actions A de Solidere de 6,82 $ à 6,81 $ et la hausse des actions B de la même société de 6,82 $ à 6,87 $. Élie KAHWAGI
L’euro a piqué du nez face au dollar hier sur les marchés des changes après la publication de l’indice des prix à la production aux États-Unis, l’une des principales composantes de l’inflation, qui a bondi de 0,7 % en avril par rapport à mars. Cette hausse, largement plus importante que ce que prévoyaient les économistes qui tablaient sur une progression de 0,3 % de cet indice, est venue donc conforter le scénario d’un prochain relèvement des taux d’intérêt US et privilégier le dollar sur toute autre monnaie sous le rapport de la rentabilité. De ce fait, les opérateurs n’ont pas prêté beaucoup d’attention à la baisse de 0,5 % des ventes de détail en avril sur mars et à l’augmentation du nombre des demandeurs d’allocations chômage de 13 000 personnes la semaine dernière (à 331 000) aux...