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Energie Les prix du brut reculent, mais l’inquiétude pour cet hiver demeure

Les prix du pétrole ont atteint de nouveaux records hier à plus de 55 dollars le baril à New York avant de se replier sur des prises de bénéfices, mais l’inquiétude demeurait sur l’approvisionnement cet hiver quand la demande sera encore plus vive. Le baril de référence américain light sweet crude pour livraison en novembre a battu un nouveau record hier matin lors des échanges électroniques, à 55,33 dollars, son plus haut niveau depuis le début de la cotation du pétrole à New York en 1983. Mais les cours se sont ensuite nettement repliés, en raison de prises de bénéfices, explique Robert Laughlin, opérateur à la maison de courtage GNI-Man Financial. Vers 19h00, le baril de brut reculait de 1,28 dollar à 53,65 dollars à New York, tandis que baril de Brent de la mer du Nord baissait d’un dollar à 48,93 dollars à Londres. « Mais tous les signes indiquent qu’ils devraient de nouveau s’apprécier », estime Christopher Bellew, opérateur à la maison de courtage Prudential Bache. « Le marché reste soutenu par les inquiétudes au sujet de l’approvisionnement cet hiver et des risques de perturbations de la production pratiquement dans tous les pays producteurs », souligne-t-il. Le marché redoute des difficultés d’approvisionnement cet hiver alors que les stocks américains de fioul domestique de chauffage sont inférieurs de 10 % à leur niveau de l’an passé à la même époque. Le climat va en plus se refroidir au cours des prochains mois, accentuant la demande. « La pénurie de fioul de chauffage est l’élément clef derrière la fermeté des prix en ce moment, notamment les inquiétudes sur la disponibilité aux États-Unis », note Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays. « Toutefois, ajoute-t-il, le niveau des stocks en Europe et en Asie est également bas. » En outre, la situation demeure incertaine au Nigeria malgré la suspension de la grève générale jeudi, une autre grève continue d’affecter le secteur pétrolier en Norvège, et quelque 462 00 barils par jour manquent toujours à l’appel dans le golfe du Mexique en raison des dégâts causés par le cyclone Ivan. Les menaces d’attaques et de sabotage persistent aussi contre les infrastructures et les ressources pétrolières en Irak, a déclaré le ministre du Pétrole Thamer Ghadbane. Les analystes estiment que la flambée des cours ne reflète pas une activité purement spéculative, mais bien la fragilité de l’équilibre entre l’offre et la demande. D’après Frédéric Lasserre, analyste à la Société Générale, « les cours continueront de monter tant que le marché n’aura pas décelé de signes tangibles que la demande commence à ralentir ». « D’évidence, ces signes doivent venir des zones à forte croissance de la demande (États-Unis, Chine et Europe). Or, force est de constater qu’au sein de ces zones, il n’existe que peu de signes de ralentissement », souligne-t-il. D’ailleurs, le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan a relativisé vendredi l’impact de la flambée du pétrole sur l’économie, donnant en quelque sorte au marché le feu vert pour continuer à progresser, soulignent les analystes. M. Greenspan a estimé que « l’impact de la récente flambée des prix du pétrole, quoique sensible, devrait s’avérer moins lourde de conséquences pour la croissance économique et l’inflation que dans les années 1970 ».

Les prix du pétrole ont atteint de nouveaux records hier à plus de 55 dollars le baril à New York avant de se replier sur des prises de bénéfices, mais l’inquiétude demeurait sur l’approvisionnement cet hiver quand la demande sera encore plus vive.
Le baril de référence américain light sweet crude pour livraison en novembre a battu un nouveau record hier matin lors des échanges électroniques, à 55,33 dollars, son plus haut niveau depuis le début de la cotation du pétrole à New York en 1983.
Mais les cours se sont ensuite nettement repliés, en raison de prises de bénéfices, explique Robert Laughlin, opérateur à la maison de courtage GNI-Man Financial.
Vers 19h00, le baril de brut reculait de 1,28 dollar à 53,65 dollars à New York, tandis que baril de Brent de la mer du Nord baissait d’un dollar à...