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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Fermeté de l’euro

L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, ignorant la révision à la hausse du PIB américain au 2e trimestre et la baisse des prix du brut dont la récente flambée avait lourdement affecté le billet vert depuis le début de la semaine. La monnaie unique, qui avait brièvement reculé au-dessous de 1,23 $ (à 1,2295 $) après que le département US du Commerce eut revu la croissance de l’économie en hausse à 3,3 % au 2e trimestre au lieu de 2,8 % annoncé initialement (voir par ailleurs), ne tardait pas à recouvrer toute le terrain qu’elle avait perdu, car il s’agit d’un chiffre qui n’est guère prospectif. Il en est de même de la baisse des prix pétroliers après la hausse surprise des stocks US la semaine dernière. Selon les cambistes, il faudra beaucoup de bonnes surprises en termes de croissance aux États-Unis pour que les intervenants changent leurs prévisions d’évolution conjoncturelle d’ici à la fin de l’année. Cela étant, les regards des opérateurs ne tardaient pas à se concentrer sur le rapport d’automne du FMI qui a été publié hier en soirée (voir par ailleurs). Celui-ci, qui a prévu que les États-Unis devraient connaître une certaine accélération économique au second semestre 2004 tout en voyant des nuages s’accumuler à l’heure du pétrole cher et des déficits budgétaires record, a donc semé le scepticisme parmi les investisseurs. Cela d’autant que le FMI a revu en hausse sa prévision de croissance du PIB pour la zone euro en 2004 à 2,2 % (soit 0,4 point de plus que dans sa précédente prévision publiée en avril) d’un côté, et averti les banques centrales, d’un autre côté, qu’elles devront peut-être relever leurs taux d’intérêt plus vite que prévu dans un contexte d’accélération de la croissance, de prix élevés des matières premières et d’inconnues concernant l’inflation. Eu égard à toutes ces considérations, les opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions de changes sans pour autant exercer beaucoup de pression sur le billet vert. En effet, l’euro ne tardait pas à bénéficier de ce mouvement, se négociant finalement à New York sur un ton ferme à 1,2327 $ contre 1,2325 $ la veille. Les Bourses soutenues par la baisse du pétrole La Bourse US s’est maintenue dans le vert hier, soutenue par la chute des cours pétroliers dont la récente flambée avait largement pesé sur la cote ces derniers jours. De plus, les opérateurs se sont montrés plus ou moins rassurés par la révision en hausse du PIB américain au 2e trimestre. Ces bonnes nouvelles ont donc relégué au second plan la décision de Computer Associates de supprimer 5 % de ses effectifs pour réduire ses coûts et un avertissement sur résultats de Disney en raison d’une série d’ouragans en Floride. Les Bourses européennes ont clôturé en hausse dopées par la baisse des prix pétroliers qui a profité aux constructeurs automobiles et aux sociétés d’aviation sans pour autant affecter les valeurs minières qui ont continué à bénéficier de la hausse des matières premières. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue par l’envolée des actions A et B de Solidere qui ont bondi de 7,85 $ à 8,23 $ et de 7,73 $ à 8,17 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, ignorant la révision à la hausse du PIB américain au 2e trimestre et la baisse des prix du brut dont la récente flambée avait lourdement affecté le billet vert depuis le début de la semaine. La monnaie unique, qui avait brièvement reculé au-dessous de 1,23 $ (à 1,2295 $) après que le département US du Commerce eut revu la croissance de l’économie en hausse à 3,3 % au 2e trimestre au lieu de 2,8 % annoncé initialement (voir par ailleurs), ne tardait pas à recouvrer toute le terrain qu’elle avait perdu, car il s’agit d’un chiffre qui n’est guère prospectif. Il en est de même de la baisse des prix pétroliers après la hausse surprise des stocks US la semaine dernière. Selon les cambistes, il faudra...