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Actualités - Chronologie

Littérature Elfriede Jelinek: «Toute une vie j’ai voulu venger mon père»

Le prix Nobel de littérature 2004, l’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek, a confié, dans une interview à la radio autrichienne, que la vengeance pour son père juif était l’une des racines dans lesquelles elle puisait son œuvre. Elfriede Jelinek, qui a toujours été très critique face à l’Autriche et les régimes totalitaires, explique qu’elle a voulu «pendant toute une vie venger mon père» qui a été persécuté par les nazis en raison de son origine juive. «La personnalité de mon père a une grande signification» tout comme «mon enfance en Styrie», province méridionale de l’Autriche où a grandi l’écrivaine. «Car l’enfance, c’est ce qui forge l’artiste», a-t-elle dit. «En raison de l’histoire de ma famille, je me suis sentie engagée, j’ai dû crier très fort à chaque fois que j’ai constaté des tendances totalitaires» a-t-elle indiqué. Elle a précisé que la «colère» qu’elle ressent, et qui est l’une des pulsions motrices de son œuvre, avait ses «racines» en elle-même. Interrogée sur la question de savoir ce qu’elle allait faire de l’argent touché pour le prix Nobel de littérature, soit plus d’un million d’euros, Mme Jelinek a répondu: «La chose la plus précieuse qu’on a, c’est le temps. Je n’écrirai plus que ce que je veux ou je n’écrirai pas» pendant certaines périodes. Citant comme plaisir pour elle la lecture, Mme Jelinek a indiqué que «mes joies ne coûtent pas grand-chose» et qu’elle n’était «pas en mesure de faire des voyages». Elfriede Jelinek a confié jeudi qu’elle souffrait d’une «phobie sociale» qui ne lui permettait pas de fréquenter un grand nombre de personnes en raison des angoisses que suscitent les foules en elle.
Le prix Nobel de littérature 2004, l’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek, a confié, dans une interview à la radio autrichienne, que la vengeance pour son père juif était l’une des racines dans lesquelles elle puisait son œuvre. Elfriede Jelinek, qui a toujours été très critique face à l’Autriche et les régimes totalitaires, explique qu’elle a voulu «pendant toute une vie venger mon père» qui a été persécuté par les nazis en raison de son origine juive.
«La personnalité de mon père a une grande signification» tout comme «mon enfance en Styrie», province méridionale de l’Autriche où a grandi l’écrivaine. «Car l’enfance, c’est ce qui forge l’artiste», a-t-elle dit.
«En raison de l’histoire de ma famille, je me suis sentie engagée, j’ai dû crier très fort à chaque fois que...