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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Persistance des pressions sur l’euro et les Bourses

Un repli plus marqué que prévu de l’indice ZEW en Allemagne et la chute de la production industrielle française, associés à l’adoption par le Sénat US d’allègements fiscaux pour l’industrie aux États-Unis, ont pesé hier sur l’euro. La désaffection pour la monnaie unique a été alimentée en un premier temps par le pessimisme conjoncturel en Allemagne, comme en témoigne le fort recul du baromètre ZEW mesurant les prévisions de conjoncture du secteur financier allemand dans 6 mois de 38,4 points en septembre à 31,3 points en octobre. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre de l’Insee que la production industrielle française a baissé de 1,9 % en août après une hausse corrigée de 0,3 % à 0,1 % en juillet. Ces baisses, qui reflètent le ralentissement des deux principales économies de la zone euro, n’ont pas tardé à privilégier le dollar sur la monnaie unique qui a souffert aussi de la dégradation du déficit commercial français en août (2,454 mds EUR contre 437 mls EUR en juillet) et du ralentissement de l’inflation en Allemagne (1,8 % en rythme annuel en septembre contre 2 % en août). Ces chiffres décevants ont donc éloigné les chances de hausse des taux d’intérêt dans la zone euro dans un avenir immédiat et rendu le dollar plus attractif à son loyer actuel (1,75 %). Ce sentiment a été favorisé en un deuxième temps par l’adoption hier par le Sénat d’un projet de loi abrogeant les aides US à l’exportation, condamnées par l’OMC (Organisation mondiale du Commerce), et adoptant des allègements fiscaux d’un montant de quelque 140 mds $. Par ailleurs, le dollar a également trouvé appui dans le nouvel accès de faiblesse du sterling après la publication des chiffres de l’inflation en Grande-Bretagne. Ceux-ci ont progressé en septembre de seulement 1,1 % en glissement annuel, un niveau inférieur aux attentes et bien inférieur à l’objectif de 2 % fixé pour cette année par le gouvernement, ce qui écarte l’éventualité d’une prochaine hausse des taux britanniques. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que l’euro se retrouve dans une position faible face au dollar, se négociant à New York en nouvelle baisse de 0,44 % à 1,2325 $ contre 1,2380 $ la veille. La Bourse US s’est installée hier dans le rouge, plombée par les nouveaux sommets des prix du pétrole. En outre, l’annonce par Merrill Lynch d’une baisse de 8 % de ses bénéfices au 3e trimestre et les conjectures entourant ceux d’Intel et de Yahoo ! attendus après la clôture suite à des résultats en demi-teinte publiés par Philips, ont également pesé sur la cote. Mais après l’adoption par le Sénat d’un projet de loi en faveur de l’industrie, les pressions sur plusieurs sociétés devaient se relâcher. Les Bourses européennes ont continué de battre en retraite en raison de la hausse ininterrompue du pétrole qui pèse toujours sur l’automobile et l’aviation. Le restant de la cote a souffert du recul des valeurs technologiques sous la conduite de Philips, des avertissements de Carrefour sur le secteur de la distribution et des mauvais commentaires de JP Morgan sur les assurances. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse des actions A de Solidere de 7,30 $ à 7,05 $ et la hausse des actions B de 7,06 $ à 7,21 $. Élie KAHWAGI


Un repli plus marqué que prévu de l’indice ZEW en Allemagne et la chute de la production industrielle française, associés à l’adoption par le Sénat US d’allègements fiscaux pour l’industrie aux États-Unis, ont pesé hier sur l’euro. La désaffection pour la monnaie unique a été alimentée en un premier temps par le pessimisme conjoncturel en Allemagne, comme en témoigne le fort recul du baromètre ZEW mesurant les prévisions de conjoncture du secteur financier allemand dans 6 mois de 38,4 points en septembre à 31,3 points en octobre. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre de l’Insee que la production industrielle française a baissé de 1,9 % en août après une hausse corrigée de 0,3 % à 0,1 % en juillet. Ces baisses, qui reflètent le ralentissement des deux principales économies de...