Soudan
Coup d’État : l’opposition accuse Khartoum de vouloir détourner l’attention du Darfour
le 27 septembre 2004 à 00h00
L’opposition soudanaise était réservée hier après l’annonce d’un coup d’État islamiste déjoué à Khartoum, accusant le pouvoir de vouloir détourner l’attention de la crise du Darfour et de chercher à briser son « frère ennemi », le Congrès populaire (CP-interdit) de Hassan Tourabi. Les mesures de sécurité ont été renforcées à Khartoum depuis samedi et des policiers continuaient à arrêter des véhicules « suspects » aux abords de barrages érigés dans Khartoum et ses environs et à interroger leurs occupants sous les yeux impassibles des passants. « Je n’arrive pas à croire que le pays vient d’échapper au chaos », déclare un employé de banque Osman Ahmed, pressé de rejoindre son bureau.
La police est à la recherche du chef présumé des « conspirateurs », al-Haj Adam Youssef, responsable de la communication du Congrès populaire de Tourabi. Al-Haj Adam Youssef avait échappé au coup de filet de la police, qui a permis d’arrêter la plupart des « comploteurs », selon les informations officielles.
Les informations officielles sur une « conspiration » contre le régime ont été mises en doute par le général à la retraite Abdelrahmane Saïd, vice-président de l’Alliance nationale démocratique (AND, opposition en exil), qui a affirmé qu’il « ne croyait pas qu’elles soient vraies ». Un porte-parole du principal groupe rebelle soudanais du Darfour, le Mouvement de libération du Soudan (SLM), Samson Kwaje, a de son côté affirmé que « tout cela est inventé et vise à détourner l’attention du conflit du Darfour ».
L’opposition soudanaise était réservée hier après l’annonce d’un coup d’État islamiste déjoué à Khartoum, accusant le pouvoir de vouloir détourner l’attention de la crise du Darfour et de chercher à briser son « frère ennemi », le Congrès populaire (CP-interdit) de Hassan Tourabi. Les mesures de sécurité ont été renforcées à Khartoum depuis samedi et des policiers continuaient à arrêter des véhicules « suspects » aux abords de barrages érigés dans Khartoum et ses environs et à interroger leurs occupants sous les yeux impassibles des passants. « Je n’arrive pas à croire que le pays vient d’échapper au chaos », déclare un employé de banque Osman Ahmed, pressé de rejoindre son bureau.
La police est à la recherche du chef présumé des « conspirateurs », al-Haj Adam Youssef, responsable de...
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