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TRADITIONS Les danseuses d’Okinawa apportent leur gaieté à l’Unesco (photo)

Dans le cadre de la célébration des 50 ans d’amitié entre le Liban et le Japon, un spectacle de danse et de chants traditionels japonnais a été organisé, entre autres, par l’ambassade niponne, jeudi et vendredi derniers à l’Unesco. Le théâtre Chura, venu d’Okinawa et essentiellement composé de femmes, a pour vocation de restituer l’ambiance et la philosophie de son île d’origine, dite « des chansons, de la danse et de la longévité » Une brève présentation du spectacle par l’ambassadeur du Japon précède la projection d’un film dans lequel le ministre nippon des Transports et du Tourisme encourage le public à venir visiter la péninsule, à grand renfort d’images plus enchanteresses les unes que les autres. À la minute où la représentation commence, le public est mis à contribution: une dizaine de chanteuses, en habits traditionnels, invitent les spectateurs à apprendre les paroles de la première chanson pour pouvoir leur répondre en chœur. Dans le grand amphithéâtre, les langues se délient timidement malgré les encouragements enthousiastes et les grands sourires des chanteuses. Les signes d’admiration, pourtant, ne se font pas attendre. Dès l’ouverture du premier tableau du spectacle, qui en compte deux, le public tombe sous le charme des magnifiques costumes portés par les artistes, et qui vont du simple kimono en coton aux soieries et broderies multicolores. Chaque danse a une signification particulière, que ce soit la célébration des saisons, le récit d’un épisode historique ou celui d’une scène de la vie quotidienne. La gaieté et l’humour ne font jamais défaut. Les enfants venus assister au spectacle rient allègrement au gré des facéties d’une des danseuses dont le visage est couvert d’un masque traditionnel à la moue comique. La grâce est là, elle aussi: à commencer par celle des « danseuses » de karaté qui offrent une belle démonstration du maniement de bâtons et petits couteaux, dans une chorégraphie inspirée des mouvements d’arts martiaux. Dans la deuxième partie de la représentation, les artistes accompagnent leur dernière danse de tambours de plusieurs tailles. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les danseuses s’élancent dans la salle pour aller chercher des spectateurs et les inviter à se joindre à elles. Les enfants, fous de joie, ne se font pas prier pour s’essayer aux tambourins. Les adultes, eux, tentent d’imiter les danseuses dans leurs rondes traditionnelles. Environ trente personnes, dont l’ambassadeur du Japon, passent ainsi une dizaine de minutes sur la scène de l’amphithéâtre, accompagnées par les applaudissements des spectateurs dans la salle. À la fin du spectacle, rares sont ceux qui n’ont pas le sourire aux lèvres. Le message de paix et de joie de la troupe Chura a visiblement été apprécié. C.B.
Dans le cadre de la célébration des 50 ans d’amitié entre le Liban et le Japon, un spectacle de danse et de chants traditionels japonnais a été organisé, entre autres, par l’ambassade niponne, jeudi et vendredi derniers à l’Unesco.
Le théâtre Chura, venu d’Okinawa et essentiellement composé de femmes, a pour vocation de restituer l’ambiance et la philosophie de son île d’origine, dite « des chansons, de la danse et de la longévité » Une brève présentation du spectacle par l’ambassadeur du Japon précède la projection d’un film dans lequel le ministre nippon des Transports et du Tourisme encourage le public à venir visiter la péninsule, à grand renfort d’images plus enchanteresses les unes que les autres.
À la minute où la représentation commence, le public est mis à contribution: une dizaine...