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Cardahi : Le secteur des télécoms n’est pas une machine fiscale

Le ministre des Télécoms, Jean-Louis Cardahi, a réitéré hier sa foi dans la capacité du secteur des télécommunications à devenir un moteur important de la croissance au Liban, à condition « qu’il ne soit plus considéré comme un instrument privilégié de collecte des taxes, ce qui finira par étouffer son potentiel de développement ». Pour cela, il suffit d’appliquer des recettes éprouvées ailleurs : « Nous n’inventons rien », a dit le ministre à l’occasion du lancement du nouveau service d’accès à l’Internet à haut débit destiné aux particuliers. Ces recettes consistent à baisser les prix et à libéraliser le secteur pour laisser jouer la concurrence, a dit le ministre, estimant que les commentaires de l’ambassadeur des États-Unis la veille à propos du niveau élevé des tarifs de la téléphonie mobile « sont conformes à ce que disent tous les experts ». Jean-Louis Cardahi a ajouté qu’un plan de baisse des tarifs pour le cellulaire a été présenté au Conseil des ministres et que pour l’ensemble du secteur le ministère était en train d’appliquer une stratégie élaborée en 2001. Prié par ailleurs de dire pourquoi l’autorité de régulation des télécoms n’a toujours pas vu le jour, le ministre a répondu qu’il n’était pas prêt à « torpiller tout (son) travail », en intégrant la nomination des membres de cette autorité dans un marchandage politique. « Toute l’indépendance que leur confère la loi serait anéantie si les membres de l’autorité étaient choisis en fonction de leurs allégeances politiques. J’ai expliqué mon point de vue à l’Union européenne qui, après avoir menacé de suspendre une aide financière, m’a donné raison », a déclaré le ministre. S.R.
Le ministre des Télécoms, Jean-Louis Cardahi, a réitéré hier sa foi dans la capacité du secteur des télécommunications à devenir un moteur important de la croissance au Liban, à condition « qu’il ne soit plus considéré comme un instrument privilégié de collecte des taxes, ce qui finira par étouffer son potentiel de développement ».
Pour cela, il suffit d’appliquer des recettes éprouvées ailleurs : « Nous n’inventons rien », a dit le ministre à l’occasion du lancement du nouveau service d’accès à l’Internet à haut débit destiné aux particuliers. Ces recettes consistent à baisser les prix et à libéraliser le secteur pour laisser jouer la concurrence, a dit le ministre, estimant que les commentaires de l’ambassadeur des États-Unis la veille à propos du niveau élevé des tarifs de la...