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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Le dollar et les Bourses suspendus au pétrole

Les nouveaux records absolus des prix du pétrole enregistrés hier ont capté une nouvelle fois toute l’attention des opérateurs sur les marchés internationaux des changes. Cela étant, les intervenants n’ont guère réagi à la baisse plus forte qu’attendu des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière. Ces demandes, qui ont reculé de 37 000 pour totaliser 335 000, alors que les économistes tablaient sur 350 000, n’ont eu aucun impact positif sur le dollar qui a éprouvé beaucoup de difficultés à se reprendre. Selon les cambistes, il s’agit d’un bon chiffre mais pas assez bon pour privilégier le billet vert sur l’euro même après l’annonce par l’Insee que le chiffre d’affaires du commerce de gros en France a reculé de 0,4 % en juillet sur juin. Il en est de même des propos tenus par le président de la Fed, Alan Greenspan, lors d’un congrès à Saint-Louis, à savoir que la période d’essoufflement de l’économie US observée en juillet et août a pris fin. Un peu plus tôt, les marchés n’avaient guère réagi aussi au statu quo monétaire observé par la BCE et la Banque d’Angleterre (voir par ailleurs), non plus à l’avertissement lancé par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui a prévenu que le maintien des prix du pétrole à leur niveau élevé risquerait de peser lourdement sur les perspectives de croissance en zone euro. De ce fait, la monnaie unique a présenté une remarquable résistance aux influences baissières, les opérateurs estimant devoir rester sur la défensive à la veille de la publication des chiffres du chômage US pour septembre qui seront très importants. Les investisseurs, qui ne cessent de s’interroger sur la poursuite du cycle de relèvement du loyer de l’argent aux États-Unis entrepris en juin, semblent croire que ces chiffres pourraient déterminer l’évolution du principal taux directeur de la Fed lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 10 novembre. Dans cette attente, ils ont continué à négocier l’euro à New York autour de ses derniers niveaux de la veille, soit à 1,2290 $ contre 1,2280 $, en légère hausse de 0,08 %. La Bourse US a renoué avec la baisse hier, les investisseurs craignant que la flambée du pétrole ne finisse par peser sur l’économie US, à la veille d’un important rapport sur l’emploi. De plus, les nouvelles selon lesquelles les médicaments anti-inflammatoires similaires au Vioxx, qui vient d’être retiré du marché, pourraient aussi présenter des risques cardiaques, ont pesé sur les titres du secteur. Il en est de même des compagnies d’aviation qui ont chuté après l’avertissement de Delta Air Lines sur ses résultats en raison de la flambée du pétrole. Cela étant, l’annonce par Wal-Mart qu’elle tablait sur une hausse comprise entre 2 % et 4 % de ses ventes en octobre est passée comme inaperçue. Les Bourses européennes ont augmenté leurs pertes de la veille, la nouvelle flambée du pétrole les tenant de nouveau en échec. Les fabricants automobiles, les compagnies d’aviation et les pharmaceutiques ont été particulièrement touchés. À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée partagée entre la baisse des actions A de Solidere de 7,87 $ à 7,78 $ et la hausse des actions B de 7,61 $ à 7,67 $. Élie KAHWAGI

Les nouveaux records absolus des prix du pétrole enregistrés hier ont capté une nouvelle fois toute l’attention des opérateurs sur les marchés internationaux des changes. Cela étant, les intervenants n’ont guère réagi à la baisse plus forte qu’attendu des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière. Ces demandes, qui ont reculé de 37 000 pour totaliser 335 000, alors que les économistes tablaient sur 350 000, n’ont eu aucun impact positif sur le dollar qui a éprouvé beaucoup de difficultés à se reprendre. Selon les cambistes, il s’agit d’un bon chiffre mais pas assez bon pour privilégier le billet vert sur l’euro même après l’annonce par l’Insee que le chiffre d’affaires du commerce de gros en France a reculé de 0,4 % en juillet sur juin. Il en est de même des propos...