Élections
L’indépendance est sur toutes les lèvres
lors de la présidentielle abkhaze
le 04 octobre 2004 à 00h00
La région sécessionniste géorgienne d’Abkhazie élisait hier un nouveau président, tous les candidats prônant l’indépendance totale de ce petit territoire situé au bord de la mer Noire. Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili, élu cette année après une révolution pacifique, souhaite en revanche réintégrer la région dans le giron de Tbilissi. Mais les Abkhaziens ont d’autres projets. « Tous les candidats pensent la même chose : il n’y a pas d’autre option pour l’Abkhazie que l’indépendance. Personne ne sera élu en se positionnant autrement. Nous nous sommes battus pour ça », lance Sergueï Bagapch, principal rival de Raul Khadjimba, soutenu par la Russie voisine.
Le gouvernement géorgien voit d’un mauvais œil le soutien de Moscou aux autorités de l’Abkhazie, dont les trois quarts de la population ont la nationalité russe et les retraites sont versées par l’État russe. Les séparatistes abkhazes ont pris les armes contre le gouvernement géorgien après la chute de l’Union soviétique, l’emportant en 1993 sur les forces géorgiennes qu’elles ont repoussées jusqu’à la mer. Ce conflit a laissé des marques partout. Ainsi, la capitale, Soukhoumi, regorge de bâtiments criblés d’impacts de balles. D’anciennes villas, dans ce lieu autrefois prisé des dignitaires soviétiques pour la douceur de son climat et sa façade maritime, sont envahies par l’herbe. La région a connu des déboires économiques ces dernières années, son budget annuel ne dépassant pas les 15 millions de dollars. Ce qui n’empêche pas les Abkhaziens de rêver d’indépendance. Saakachvili a menacé cet été de tirer sur les vacanciers russes venant en Abkhazie par voie maritime, estimant que la région avait fait l’objet d’une « purification ethnique » aux dépens des 250 000 Géorgiens de souche qui y vivaient auparavant, soit la moitié de sa population environ. « J’espère que si la Russie a elle-même des problèmes avec des séparatistes, elle arrêtera de soutenir ouvertement des séparatistes », a-t-il déclaré, faisant référence au conflit tchétchène.
La région sécessionniste géorgienne d’Abkhazie élisait hier un nouveau président, tous les candidats prônant l’indépendance totale de ce petit territoire situé au bord de la mer Noire. Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili, élu cette année après une révolution pacifique, souhaite en revanche réintégrer la région dans le giron de Tbilissi. Mais les Abkhaziens ont d’autres projets. « Tous les candidats pensent la même chose : il n’y a pas d’autre option pour l’Abkhazie que l’indépendance. Personne ne sera élu en se positionnant autrement. Nous nous sommes battus pour ça », lance Sergueï Bagapch, principal rival de Raul Khadjimba, soutenu par la Russie voisine.
Le gouvernement géorgien voit d’un mauvais œil le soutien de Moscou aux autorités de l’Abkhazie, dont les trois quarts de la...
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