Quatre grands pays candidats à un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, l’Allemagne, le Brésil, l’Inde et le Japon, ont pris la décision spectaculaire mardi soir à New York d’unir leurs efforts pour entrer tous ensemble dans ce club très fermé, resté inchangé depuis 1945.
Ce club, dont les membres jouissent du privilège envié du droit de veto, est actuellement composé de cinq pays : Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie. Ils siègent à côté de 10 autres pays, non permanents, qui sont élus selon une répartition par zone géographique pour des périodes de deux ans.
Dans un communiqué commun publié à l’issue d’une réunion en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, les quatre pays ont déclaré que « se fondant sur la conviction partagée qu’ils constituent des candidats légitimes à un siège permanent au sein d’un Conseil élargi, ils soutiennent leurs candidatures mutuelles ». Ils ont ajouté qu’à leur avis, « l’Afrique devrait aussi être représentée parmi les membres permanents » du Conseil.
Adopté par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, les Premiers ministres japonais Junichiro Koizumi et indien Manmohan Singh, et le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer, le communiqué affirme que le Conseil « doit refléter les réalités de la communauté internationale du XXIe siècle. Il doit être représentatif, légitime et efficace ».
Le Conseil de sécurité, à l’exception du passage du nombre de ses membres de 11 à 15 en 1963, n’a pas été modifié depuis 1945, quand l’Onu ne comptait que 51 membres. Elle en compte aujourd’hui 191 et on reproche à ses instances de ne plus être adaptées au monde contemporain.
« Il est essentiel que le Conseil de sécurité inclue, sur une base permanente, des pays qui ont la volonté et la capacité de prendre des responsabilités majeures concernant le maintien de la paix et de la sécurité internationales », poursuit le communiqué.
Notant que depuis 1945, le nombre des pays en voie de développement a beaucoup augmenté, les « quatre » estiment que le Conseil doit être élargi, « à la fois au niveau des membres permanents et des non permanents, et inclure des pays en développement et des pays développés comme nouveaux membres permanents ».
Une éventuelle réforme de l’Onu, notamment du Conseil qui est son organe le plus puissant, est discutée depuis une dizaine d’années. On s’attendait à ce qu’elle soit relancée cette année, dans la perspective de la prochaine Assemblée générale, celle du 60e anniversaire de l’Onu en 2005. Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, a chargé un groupe de haut niveau sur les Défis, les Menaces et le Changement d’étudier cette question, et le rapport de ce groupe, prévu pour le 1er décembre prochain, est très attendu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quatre grands pays candidats à un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, l’Allemagne, le Brésil, l’Inde et le Japon, ont pris la décision spectaculaire mardi soir à New York d’unir leurs efforts pour entrer tous ensemble dans ce club très fermé, resté inchangé depuis 1945.
Ce club, dont les membres jouissent du privilège envié du droit de veto, est actuellement composé de cinq pays : Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie. Ils siègent à côté de 10 autres pays, non permanents, qui sont élus selon une répartition par zone géographique pour des périodes de deux ans.
Dans un communiqué commun publié à l’issue d’une réunion en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, les quatre pays ont déclaré que « se fondant sur la conviction partagée...