L’allocution du « Amid » du Bloc national, Carlos Eddé, a été très remarquée. Improvisant son discours à partir de quelques notes, M. Eddé a brisé le rythme récitatif, lançant des pointes audacieuses à l’encontre des pôles du pouvoir.
Il a ainsi indiqué qu’il fallait que les trois présidents assument ensemble la responsabilité de la situation de crise qui prévaut actuellement au Liban.
« L’histoire évalue les actions des responsables en fonction des résultats de leur politique. Les six dernières années n’étaient pas réussies, au contraire », a-t-il dit.
Plaidant en faveur de l’assainissement des relations libano-syriennes, il a fait assumer à certains petits groupes d’intérêts libanais et syriens la responsabilité de ce qui se produit, estimant qu’aucune amélioration n’était possible dans ce cadre. Il a également fait assumer la responsabilité de la prorogation aux députés, qui font passer leurs intérêts privés avant les intérêts de la nation. « Ils devront choisir entre les affaires et la chose publique », a-t-il dit, avant de citer Talleyrand qui indiqua un jour à l’un de « ses » représentants à l’Assemblée : « Nous vous avons élu pour que vous votiez comme nous le voulons, pas pour que vouz ayez des états d’âme. » « Certaines personnalités autrefois respectables tentent aujourd’hui de justifier l’injustifiable, sous le couvert de l’implantation. Demain, mes enfants n’iront plus au cinéma sous prétexte que cela risque de conduire à l’implantation ! » a-t-il dit sous les applaudissements.
Commentant un portrait du président Lahoud sur l’un des panneaux publicitaires, frappé de la mention « le meilleur reste à venir », il s’est demandé ce qu’allait être « le meilleur ». « Je vais utiliser un mot (en arabe) que j’ai appris aujourd’hui », a-t-il dit, provoquant des éclats de rire dans le public. « Il s’agit de la “ghatrassa”, de l’arrogance du régime », a-t-il dit.
Il a enfin plaidé en faveur d’une « action commune contre la politisation de la justice qui a conduit à la fermeture de la MTV ou à l’arrestation de personnes comme Toufic Hindi et qui a mené, paradoxalement, à la fermeture du dossier de la banque al-Madina ».
L’allocution du « Amid » du Bloc national, Carlos Eddé, a été très remarquée. Improvisant son discours à partir de quelques notes, M. Eddé a brisé le rythme récitatif, lançant des pointes audacieuses à l’encontre des pôles du pouvoir.
Il a ainsi indiqué qu’il fallait que les trois présidents assument ensemble la responsabilité de la situation de crise qui prévaut actuellement au Liban.
« L’histoire évalue les actions des responsables en fonction des résultats de leur politique. Les six dernières années n’étaient pas réussies, au contraire », a-t-il dit.
Plaidant en faveur de l’assainissement des relations libano-syriennes, il a fait assumer à certains petits groupes d’intérêts libanais et syriens la responsabilité de ce qui se produit, estimant qu’aucune amélioration n’était...
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