Afin d’offrir une formation de qualité et de permettre la libre mobilité du savoir, les universités libanaises se sont mises au goût du jour. De nouveaux systèmes sont désormais appliqués et les étudiants peuvent échapper à l’emploi du temps figé.
La Communauté européenne encourage la coopération interuniversitaire dans le but d’améliorer la qualité de l’enseignement, au bénéfice des étudiants et des établissements d’enseignement supérieur, tout en considérant la mobilité étudiante comme un élément essentiel de cette coopération. Étudier à l’étranger constitue une expérience particulièrement enrichissante. En effet, une telle démarche s’avère être non seulement la meilleure façon de découvrir d’autres pays, d’autres idées, d’autres langues et d’autres cultures, mais constitue également, et de plus en plus, un atout important dans l’évolution des carrières universitaires et professionnelles.
La reconnaissance des études et des diplômes est une condition préalable à la création d’un espace européen plus ouvert en matière d’éducation et de formation, et conçu pour offrir une mobilité optimale aux étudiants et aux enseignants. C’est pourquoi l’ECTS – acronyme anglais du Système européen de transfert de crédits – a été mis en place en tant que projet pilote, avec l’objectif de promouvoir la reconnaissance académique des études poursuivies à l’étranger. L’évaluation externe de l’ECTS ayant démontré de manière concluante le potentiel du système, celui-ci évolue à présent vers une utilisation beaucoup plus large en tant qu’élément à part entière de la dimension européenne au sein de l’enseignement supérieur.
Principales caractéristiques
L’ECTS est avant tout une méthodologie destinée à créer la transparence, à établir les conditions nécessaires au rapprochement entre les établissements et à élargir l’éventail des choix proposés aux étudiants. Son application par les établissements facilite la reconnaissance des résultats académiques des étudiants grâce à l’utilisation de mesures comprises par tous de la même manière. Le système ECTS est fondé sur trois éléments de base: l’information sur les programmes d’études et les résultats de l’étudiant, l’accord mutuel (entre les établissements partenaires et l’étudiant) et l’utilisation de crédits ECTS (valeurs qui représentent le volume de travail effectif de l’étudiant).
L’ECTS permet également à l’étudiant de poursuivre ses études à l’étranger. En effet, celui-ci peut éventuellement souhaiter ne pas retourner dans son établissement d’origine une fois la période d’études écoulée, mais, grâce au système ECTS, préférer demeurer dans l’établissement d’accueil – éventuellement pour y obtenir un diplôme – ou opter pour un séjour dans un troisième établissement. De telles décisions ne peuvent toutefois pas être prises sans l’accord des établissements eux-mêmes, à qui il appartient de fixer les conditions que l’étudiant doit remplir pour obtenir un diplôme ou transférer son inscription. En procurant un historique des résultats académiques de l’étudiant, le relevé de notes constitue un instrument particulièrement utile aux établissements confrontés à ces décisions.
Avantages du système
de crédits transférables
Dès la rentrée 2003-2004, l’Université Saint-Joseph a adopté le système européen de transfert de crédits (ECTS). Elle entend ainsi actualiser sa mission et s’adapter aux demandes et besoins de ses étudiants. Comme l’indique le père Chamussy, «l’ECTS possède deux avantages majeurs: il introduit de la souplesse dans les cursus et dans le rythme des études, et il permet de suivre la norme européenne, garante de sérieux. À chaque matière sont affectés deux à quatre crédits. Des compensations sont prévues entre les matières d’un même module qui peut comporter des matières optionnelles. Chaque matière est enseignée à l’intérieur d’un semestre, par séance de 90 minutes. Dans certaines facultés, on assure en outre un enseignement de rattrapage en été. Chaque crédit représente environ dix heures de travail de l’étudiant (cours ou travail personnel contrôlé), soit six cents heures pour l’année».
Le cours est souvent un cours magistral, mais il peut aussi s’agir d’un enseignement à distance. Le travail personnel contrôlé peut prendre des formes diverses, selon les disciplines : note de lecture, note de recherches, travaux dirigés, travaux pratiques, clinique, etc. L’évaluation en heures de ce travail ne représente pas exactement une durée : par exemple, trois heures passées en apprentissage clinique au Centre dentaire sont comptées pour une heure de travail personnel contrôlé. La proportion visée cours/travail personnel est de trois quarts/ un quart; mais il n’y a pas de règle fixe. Ainsi, un stage en entreprise donne droit à des crédits sans qu’il comporte des cours.
Avec le nouveau système européen de transfert de crédits, le temps de présence des étudiants est allégé pour la plupart des facultés. Une plus grande place est donnée au travail personnel et à la responsabilité de l’étudiant. Les professeurs l’aident à organiser son travail personnel dans un cadre de tutorat.
Régime des études
À l’Usek, le régime des études se fonde sur le système modulaire d’unités capitalisables semestriellement. Chaque cours se présente sous la forme d’un regroupement cohérent d’enseignements et d’activités organisés par un département au sein d’une faculté ou d’un institut. Ces enseignements sont dispensés notamment sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés, de travaux pratiques, de travaux personnels (mémoires, stages, notes de recherches) en groupes de taille adaptée. Le cours est doté d’un nombre déterminé de crédits et dure le temps d’un semestre ou d’une session d’été. Il fait l’objet d’une inscription au début de chacun des deux semestres ou de la session d’été de l’année académique, et sera validé selon le résultat obtenu en fin de semestre.
Un cours est composé d’un ou de plusieurs crédits ; il est géré académiquement par un département au sein d’une faculté qui en fixe le contenu en fonction des objectifs définis par l’université. Un crédit représente une heure d’enseignement effectif par semaine durant un semestre de 16 semaines (15 semaines pour les cours et une semaine pour les examens). Un cours de 3 crédits représente généralement 4 heures d’enseignement et 3 heures d’examen. Les séances de travaux pratiques et de travail en groupe comptent à raison d’une heure et demie à trois heures hebdomadaires pour un crédit. Le volume horaire moyen par étudiant est de 15 crédits par semestre et de 30 crédits par année académique. Les étudiants, s’ils en sont capables, peuvent augmenter ce volume jusqu’à 42 crédits à raison de 18 crédits par semestre et de 6 crédits durant la session d’été.
Formation polyvalente
Les domaines couverts par Pigier (www.pigier.com.lb) en formation initiale sont nombreux. Dans leurs 4 écoles, Pigier et Supec (www.supec.edu.lb) enseignent la comptabilité, la finance, les marchés financiers, l’expertise comptable, l’administration, le marketing, la vente, la publicité, l’informatique de gestion et la gestion hôtelière. Elles couvrent aussi les sciences administratives et commerciales qui préparent les jeunes au bac orienté en gestion. Les études y sont menées en français et en anglais. Tous ces programmes permettent aux jeunes de poursuivre leurs études en France (admission directe en année de maîtrise de gestion) ou dans les programmes supérieurs en management menés en partenariat avec des universités françaises.
En formation continue, Pigier aide les entreprises ainsi que leurs cadres et employés à accroître leurs performances et leur professionnalisme. Dans ce domaine, de nombreux stages et séminaires sont proposés. Pigier intervient aussi souvent en formation taillée sur mesure pour les besoins spécifiques d’une entreprise ou d’un secteur. Afin d’être encore plus proche des entreprises et de leurs besoins, le groupe a renforcé ses activités de recrutement, de placement de professionnels de la gestion, un des soucis majeurs de Pigier.
Parce que souvent, les entreprises n’ont pas les moyens de former leurs cadres, Pigier a introduit une formation intensive de 13 semaines, qui permet aux personnes intéressées d’acquérir en peu de temps un enseignement professionnel.
D’autres programmes existent, dans les domaines suivants: ressources humaines, hôtellerie et restauration, assistance administrative.
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La Communauté européenne encourage la coopération interuniversitaire dans le but d’améliorer la qualité de l’enseignement, au bénéfice des étudiants et des établissements d’enseignement supérieur, tout en considérant la mobilité étudiante comme un élément essentiel de cette coopération. Étudier à l’étranger constitue une expérience particulièrement enrichissante. En effet, une telle démarche s’avère être non seulement la meilleure façon de découvrir d’autres pays, d’autres idées, d’autres langues et d’autres cultures, mais constitue...