L’euro a fait du surplace face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux alors que les chiffres très attendus de l’inflation US en août n’ont pas permis aux investisseurs de se positionner dans l’optique d’un relèvement du principal taux directeur de la Fed mardi prochain. La monnaie unique européenne, qui était brièvement redescendue jusqu’à 1,2120 $ après l’annonce que les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté de 0,1 % en août et de 2,7 % sur un an contre une baisse de 0,1% en juillet, n’a pas tardé à rebondir à la publication d’autres indices excluant toute perspective de resserrement de la politique monétaire de la Fed. Ce changement de climat est intervenu après l’augmentation du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 16 000 la semaine dernière pour totaliser 333 000, à la suite de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles entraînées par le ralentissement de l’économie. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre de la banque de Réserve de Philadelphie que son indice préliminaire mesurant l’activité industrielle dans cette région a chuté en septembre à 13,4 points contre 28,5 points en août, alors que les économistes tablaient sur un indice de 25 points. De plus, le dollar s’est ressenti de la hausse des ventes de détail de 0,6 % en Grande-Bretagne le mois dernier par rapport à juillet et de 6,5 % en glissement annuel, privilégiant le sterling sur le billet vert. Il en est de même du maintien de l’inflation à 2,3% en zone euro qui a soutenu la monnaie unique. Dans ces conditions, les opérateurs ont estimé devoir prendre leurs gains sur le billet vert, faisant négocier finalement l’euro à New York sur un ton ferme à 1,2 190$ contre 1,2155 $ la veille, en hausse de 0,29%, mais dans un marché flou.
Les Bourses en hausse sur inflation et pétrole
La Bourse US était en hausse hier alors que l’inflation n’apparaissait pas menaçante aux États-Unis et que les cours du pétrole se repliaient après que le cyclone Ivan eut traversé le Golfe du Mexique sans toucher les raffineries. Cela étant, les investisseurs ont passé outre à la détérioration du marché de l’emploi la semaine dernière et au ralentissement de l’activité industrielle dans la région de Philadelphie. Ils ont aussi ignoré l’avertissement lancé par Nortel sur son chiffre d’affaires au 3e trimestre et ont continué à acheter les actions de plusieurs sociétés US à la veille de l’expiration simultanée d’options sur titres et sur indices aujourd’hui.
Quant aux Bourses européennes, elles étaient dans l’ensemble à l’équilibre, soutenues par la détente du pétrole, les rumeurs de fusions-acquisitions dans le secteur bancaire et des télécoms. Les nouvelles selon lesquelles Deutsche Bank et HBOS cherchent des acquisitions en Europe ont relancé quelques courants spéculatifs sur plusieurs banques comme l’intention prêtée à mm02 de fusionner avec Telefonica dans le secteur des télécoms.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la légère baisse des actions A de Solidere de 7,50 $ à 7,47 $ et la stabilité des actions B de la même société à 7,52 $.
Élie KAHWAGI
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