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Changes et Bourses L’euro décroche après la publication de bons chiffres US

L’euro a fortement reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication d’indicateurs US, dans l’ensemble, meilleurs que prévu, confirmant les récents propos du président de la Fed, Alan Greenspan, à savoir que la période d’essoufflement de l’économie US en juillet et août était temporaire. Le mouvement d’appréciation du billet vert a été déclenché par la nette progression de l’indice Empire State de la banque de Réserve de New York, mesurant l’activité industrielle dans cette région. Cet indice, qui a grimpé à 28,3 points en septembre contre 13,2 points en août, alors que les économistes tablaient sur un chiffre compris entre 20 et 22 points, n’a pas tardé à relancer les spéculations sur un prochain relèvement du principal taux directeur de la Fed d’un quart de point à 1,75 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire, mardi prochain, dans la mesure où ce chiffre donne généralement le ton de ce qui va se passer pour les autres indicateurs, notamment en matière de confiance des ménages et des chefs d’entreprise aux États-Unis. Cette perspective a été renforcée par l’annonce d’une hausse de 0,1 % de la production industrielle US en août, après 0,6 % en juillet, et l’augmentation de 0,9 % des stocks des entreprises seulement en juillet contre 1,1 % en juin. Plus tôt dans la matinée, l’euro avait pâti du recul de 0,9 % des ventes de détail en Allemagne en juillet, confirmant la déprime de la consommation des ménages germaniques, ainsi que la baisse de 3,7 % de la production industrielle en Italie pendant la même période sur un an. Cela étant, les opérateurs ont estimé devoir se positionner en dollar, anticipant de bons chiffres sur l’activité industrielle dans la région de Philadelphie pour septembre, aujourd’hui, et sur la confiance des consommateurs dans l’économie US de l’Université du Michigan, demain. Cette perspective a donc incité les opérateurs à changer leur fusil d’épaule, ce qui a pesé sur l’euro qui s’est finalement négocié à New York à 1,2155 $ contre 1,2260 $ la veille, en baisse de 0,86 %. Les Bourses victimes du rebond du pétrole Pourtant, la Bourse US a renoué avec la baisse malgré les bons chiffres macroéconomiques publiés hier, souffrant du rebond des prix pétroliers. De plus, l’avertissement sur résultats lancé par Coca-Cola a ravivé les inquiétudes sur la performance des entreprises aux États-Unis à deux jours de l’expiration simultanée d’options sur titres et sur indices (la journée des trois sorcières). C’est ainsi que l’annonce par Oracle d’une hausse de 16 % de son bénéfice net au 1er trimestre 2004/2005 est passée inaperçue. Les Bourses européennes sont restées dans le rouge aussi sur fond de remontée des prix du pétrole et d’indicateurs décevants dans la zone euro. Les valeurs automobiles et d’aviation ont le plus souffert, suivies de celles de la haute technologie, après que Goldman Sach’s eut publié une analyse négative sur le secteur. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée avec la baisse des actions A de Solidere de 7,52 $ à 7,50 $ et la hausse des actions B de 7,50 $ à 7,52 $. Élie KAHWAGI


L’euro a fortement reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication d’indicateurs US, dans l’ensemble, meilleurs que prévu, confirmant les récents propos du président de la Fed, Alan Greenspan, à savoir que la période d’essoufflement de l’économie US en juillet et août était temporaire. Le mouvement d’appréciation du billet vert a été déclenché par la nette progression de l’indice Empire State de la banque de Réserve de New York, mesurant l’activité industrielle dans cette région. Cet indice, qui a grimpé à 28,3 points en septembre contre 13,2 points en août, alors que les économistes tablaient sur un chiffre compris entre 20 et 22 points, n’a pas tardé à relancer les spéculations sur un prochain relèvement du principal taux directeur de la Fed...