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Actualités - Chronologie

Société Des milliers de Sud-Africaines mariées sans le savoir !

Une étudiante de Johannesburg a reçu « un choc énorme » en découvrant qu’elle était mariée depuis trois mois sans le savoir, comme plus de 3 000 jeunes femmes unies à leur insu à des étrangers par des fonctionnaires de l’état civil corrompus. « Ma carte d’identité m’avait été volée et lorsque, le 12 juillet, je suis allée en chercher une nouvelle, on m’a dit que je devais aussi retirer mon certificat de mariage », raconte Bronwyn Gower, 22 ans, étudiante en multimédia. La blonde et timide jeune fille a expliqué comment elle avait d’abord ri, incrédule, face au fonctionnaire de l’état civil qui lui affirmait qu’elle était bel et bien mariée, et l’a même félicitée. Puis elle s’est mise à pleurer en voyant le nom de son inconnu de « mari »: Fabian Oshi, né le 1er mai 1978 et qui, selon la police, serait Nigérian. Le cas de Bronwyn venant s’ajouter à des milliers de plaintes déjà déposées pour dénoncer des mariages frauduleux, le ministère de l’Intérieur sud-africain a décidé d’inciter les Sud-Africains à vérifier leur statut marital. «Une campagne à l’échelle nationale va démarrer, avec messages télévisés et affiches », a déclaré la porte-parole du ministère de l’Intérieur, Leslie Mashokwe. Au total, 3387 plaintes ont été déposées depuis septembre 2001 par des jeunes Sud-Africaines ainsi « mariées » à des ressortissants du Nigeria, d’Égypte, du Pakistan, de Chine, d’Inde ou même du Brésil, qui ont déboursé quelque 5000 rands (670 euros environ), pour décrocher le fameux certificat leur donnant droit à la nationalité sud-africaine. Après enquête, le ministère de l’Intérieur a découvert qu’un fonctionnaire des services d’état civil de la ville de KwaMhlanga, à 65 km à l’est de Pretoria, avait prononcé jusqu’à « une quarantaine de cérémonies par mois », en repérant dans les registres nationaux les jeunes femmes encore célibataires. Parmi les cas litigieux figurent quelques femmes mariées à leur insu, mais après avoir accepté de l’argent contre le prêt momentané de leurs papiers d’identité à des inconnus. Bronwyn a pu sans problème faire annuler son mariage car, dans sa mésaventure, elle a eu de la chance. D’autres jeunes femmes ont eu davantage de soucis. En déposant les bans pour un « vrai » mariage, certaines se sont entendu répondre qu’elles devaient d’abord divorcer de leur premier époux, sous peine d’être poursuivies en justice pour bigamie. Mais l’ampleur du phénomène ayant été dévoilée, leur situation, selon le ministère de l’Intérieur, devrait désormais être rapidement réglée.
Une étudiante de Johannesburg a reçu « un choc énorme » en découvrant qu’elle était mariée depuis trois mois sans le savoir, comme plus de 3 000 jeunes femmes unies à leur insu à des étrangers par des fonctionnaires de l’état civil corrompus. « Ma carte d’identité m’avait été volée et lorsque, le 12 juillet, je suis allée en chercher une nouvelle, on m’a dit que je devais aussi retirer mon certificat de mariage », raconte Bronwyn Gower, 22 ans, étudiante en multimédia. La blonde et timide jeune fille a expliqué comment elle avait d’abord ri, incrédule, face au fonctionnaire de l’état civil qui lui affirmait qu’elle était bel et bien mariée, et l’a même félicitée. Puis elle s’est mise à pleurer en voyant le nom de son inconnu de « mari »: Fabian Oshi, né le 1er mai 1978 et qui, selon la...