Présidentielle US
Les électeurs musulmans dérivent
vers Kerry sans grande conviction (photo)
le 11 septembre 2004 à 00h00
Les musulmans américains ont l’impression de revivre les luttes des années 1950 et 1960 pour leurs droits civiques, même s’ils ne sont pas confrontés à la ségrégation que les Noirs ont connue, et nombre d’entre eux avouent vouloir voter sans enthousiasme en faveur de John Kerry.
La discrimination a évolué avec le temps. La ségrégation dans les écoles, dans les restaurants et sur les plages a fait place aux détentions illimitées, aux audiences à huis clos, aux preuves tenues secrètes, au délit de faciès. Mais la sensation d’être un citoyen de seconde classe est la même, affirme la communauté des musulmans américains, qui se bat pour que la question des libertés civiles des musulmans soit soulevée dans la campagne présidentielle.
Comme nombre de ses frères islamiques, Suhl Kahn, ingénieur informatique de Chicago âgé de 36 ans, a voté pour le candidat républicain en 2000, mais cette année, il s’apprête à apporter son suffrage au candidat démocrate. « On vote à gauche sans vraiment avoir le choix », explique Badar Hussain, un autre ingénieur informaticien originaire du Pakistan. « Une des raisons pour lesquelles nous sommes venus aux États-Unis était la liberté que nous offrait ce pays (...), mais tout a changé depuis le 11 septembre 2001. »
Alors qu’ils sont nombreux à se sentir en phase avec la politique sociale conservatrice et en faveur des entreprises prônée par les républicains, les sondages montrent que la majorité des musulmans est réticente à soutenir le gouvernement Bush qui, selon eux, a piétiné leurs libertés civiles au nom de la guerre contre le terrorisme. La plupart d’entre eux soutiennent John Kerry sans grande conviction. Il s’agit plus d’un « n’importe qui sauf Bush ». Mais les dirigeants de la communauté musulmane américaine ont refusé jusqu’à présent de soutenir officiellement le candidat démocrate ou l’indépendant Ralph Nader, même si la bataille présidentielle s’annonce serrée.
Les musulmans américains ont l’impression de revivre les luttes des années 1950 et 1960 pour leurs droits civiques, même s’ils ne sont pas confrontés à la ségrégation que les Noirs ont connue, et nombre d’entre eux avouent vouloir voter sans enthousiasme en faveur de John Kerry.
La discrimination a évolué avec le temps. La ségrégation dans les écoles, dans les restaurants et sur les plages a fait place aux détentions illimitées, aux audiences à huis clos, aux preuves tenues secrètes, au délit de faciès. Mais la sensation d’être un citoyen de seconde classe est la même, affirme la communauté des musulmans américains, qui se bat pour que la question des libertés civiles des musulmans soit soulevée dans la campagne présidentielle.
Comme nombre de ses frères islamiques, Suhl Kahn, ingénieur informatique...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.