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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro soutenu par les perspectives de statu quo monétaire US

L’euro est resté ferme face au dollar hier sur les marchés des changes, faisant une brève incursion au-dessus du seuil de 1,23 $ pour la 1re fois depuis le 23 août. Il a été soutenu par le recul des prix à la production aux États-Unis de 0,1 % en août contre une hausse de 0,1 % en juillet, alors que les économistes tablaient sur une augmentation de 0,2 %. Ce développement inattendu, qui a conforté les investisseurs dans leur analyse excluant tout prochain relèvement des taux d’intérêt US, a relancé les spéculations à la baisse du billet vert dans la mesure où il a confirmé ce qu’avait dit Alan Greenspan mercredi dernier devant le Congrès, à savoir que les pressions inflationnistes étaient sous contrôle, propos qui avaient éloigné l’hypothèse d’une hausse des taux US et fait fortement reculer le dollar. Un peu plus tôt, l’euro avait un peu souffert de l’annonce d’une réduction du déficit commercial US à 51,5 mds $ en juillet après le record du mois de juin où le déficit avait grimpé à 55 mds $. Mais après que le marché se fut rendu compte que ce déficit commercial reste néanmoins le 2e plus important mensuellement, après celui de juin, les intervenants devaient suspendre leurs achats du dollar avant de se débarrasser de lui à la publication des prix à la production aux États-Unis. Ils ont ainsi ignoré les propos attribués à la présidente de la Banque de Réserve de Cleveland, Sandra Pianalto, qui a déclaré que l’économie US n’a plus besoin de taux d’intérêt aussi bas que ceux actuellement pratiqués par la Fed, peu après un discours dans ce sens de Janet Yellen, présidente de la Banque de Réserve de San Francisco. Celle-ci, qui s’est également montrée optimiste sur l’état actuel de l’économie US, a avoué qu’il y a une « forte présomption » que le taux directeur de la Fed « va devoir augmenter » parce qu’il est actuellement très inférieur au niveau auquel il aurait un effet neutre sur l’économie. Mais malgré toutes ces déclarations, les opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions de change au profit de l’euro, anticipant un statu quo monétaire de la Fed le 21 septembre. Ils l’ont fait négocier à New York sur un ton ferme à 1,2270 $ contre 1,2195 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,62 %. Hausse des Bourses La tendance de la Bourse US est restée incertaine à la fin de la semaine, ne bénéficiant guère de la réduction du déficit commercial et de l’absence de signes inflationnistes aux États-Unis. Elle a réduit ses gains, souffrant des nouvelles en provenance des sociétés dont l’avertissement sur résultat lancé par Alcoa et la décision de S & P de mettre sous surveillance Oracle avec l’intention d’abaisser sa note. De leur côté, les Bourses européennes ont fini en hausse, grâce à une chasse aux bonnes affaires sur les valeurs technologiques, injustement délaissées ces derniers jours. En outre, les nouvelles macroéconomiques US devaient apporter un certain soutien aux marchés du Vieux Continent. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont renoué avec la hausse après plusieurs séances d’hésitation, progressant de 7,38 $ à 7,52 $ et de 7,25 $ à 7,50 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro est resté ferme face au dollar hier sur les marchés des changes, faisant une brève incursion au-dessus du seuil de 1,23 $ pour la 1re fois depuis le 23 août. Il a été soutenu par le recul des prix à la production aux États-Unis de 0,1 % en août contre une hausse de 0,1 % en juillet, alors que les économistes tablaient sur une augmentation de 0,2 %. Ce développement inattendu, qui a conforté les investisseurs dans leur analyse excluant tout prochain relèvement des taux d’intérêt US, a relancé les spéculations à la baisse du billet vert dans la mesure où il a confirmé ce qu’avait dit Alan Greenspan mercredi dernier devant le Congrès, à savoir que les pressions inflationnistes étaient sous contrôle, propos qui avaient éloigné l’hypothèse d’une hausse des taux US et fait fortement reculer le...