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7e Art - Saison 2004-2005 La rentrée des ciné-clubs (photos)

Les ciné-clubs ? C’est bien qu’il en existe encore de ces lieux de rencontre pour cinéphiles et autres amateurs passionnés de cinéma. La télévision et ses succédanés, l’avènement des cassettes, puis le déferlement des DVD n’étaient pas faits pour favoriser leur essor et développer leur action, encore moins leur influence. Pourtant les ciné-clubs s’accrochent, ils continuent. Heureusement. Durant les dernières saisons, quelques nouveaux venus s’étaient manifestés – le plus souvent pour une existence aléatoire –, disparus après de vagues soubresauts, vite oubliés. Il en subsiste quatre, anciens, sérieux, sous la direction de responsables enthousiastes. Voici un premier aperçu de la reprise (proche) de leurs activités. – Ciné-club du Centre culturel français, salle Montaigne du CCF, les mercredis, à 19h15 Inauguration de la saison, le 22 septembre. Les amoureux, un film de Catherine Corsini (1994), avec Nathalie Richard, Pascal Cervo, Xavier Beauvois (durée : 1h28). Cette première œuvre d’une cinéaste alors âgée de 40 ans (elle devait signer plus tard La répétition) met en scène l’histoire d’un retour et celle d’une initiation. Le retour de Viviane dans la petite ville de son enfance, après des années d’errance où elle a fait les quatre cents coups. L’initiation de Marc, son demi-frère cadet, adolescent d’une quinzaine d’années, éperdu de solitude dans la grisaille ambiante. Un cinéma intimiste, qui privilégie l’observation intelligente et vive des personnages. En frôlant parfois une inévitable ambiguïté. – Mercredi 29 septembre Coup de foudre, un film de Diane Kurys (1982), avec Isabelle Huppert, Jean-Pierre Bacri, Miou-Miou et Guy Marchand (durée : 1h50). Quatre nominations aux Césars, une nomination aux Oscars (le tout, mérité). Un film sur l’amitié féminine – un thème devenu la spécialité de Diane Kurys – tout en sensibilité et vérité, dans un contexte tantôt dramatique (la France occupée), tantôt réaliste (années 50/60). Excellente interprétation. La chronique du cinéma reviendra en temps voulu sur ce très bon film. P.S. : Signalons que M. Bernard Bãnos-Robles, attaché culturel près l’ambassade de France au Liban, qui a pris le relais de Mme Bourse à la direction du CCF, est un connaisseur en matière de cinéma. On s’en réjouit. – Ciné-club de l’École supérieure des affaires, auditorium de l’Esa, rue Clemenceau, les mardis à 20h30 La nouvelle saison démarre, le 28 septembre, avec – comme prévu – le premier film d’un Hommage à Marlon Brando (un choix très «ciné-club»!): A Streetcar Named Desire, film américain d’Elia Kazan (1951), avec Marlon Brando, Vivien Leigh, Karl Malden et Kim Hunter (titre français: Un Tramway nommé Désir – durée: 2h.). Cette sélection était incontournable: le film – adapté de la pièce de Tennessee Williams – a révélé l’acteur et lancé sa torrentueuse carrière. On a tout dit sur l’étonnant Brando (récemment disparu), ce (sacré) monstre sacré de la scène et de l’écran : talent démesuré à l’état brut, nature extravagante, sexualité débridée (la fameuse scène du maillot de corps mouillé de sueur). Avec la mise en scène du grand Kazan. À voir et, éventuellement, à revoir. Suivront, dans l’ordre en principe: Viva Zapata! (encore Kazan) – On the Waterfront (toujours Kazan) – et Dernier tango à Paris (Bernardo Bertolucci). l Le ciné-club de l’Iesav (USJ) et le ciné-club de l’Alba annoncent la reprise de leurs activités également pour la fin septembre ou le début octobre. On y reviendra dès que seront disponibles les premiers détails au niveau de la programmation. J.P. GOUX-PELLETAN

Les ciné-clubs ? C’est bien qu’il en existe encore de ces lieux de rencontre pour cinéphiles et autres amateurs passionnés de cinéma. La télévision et ses succédanés, l’avènement des cassettes, puis le déferlement des DVD n’étaient pas faits pour favoriser leur essor et développer leur action, encore moins leur influence. Pourtant les ciné-clubs s’accrochent, ils continuent. Heureusement.
Durant les dernières saisons, quelques nouveaux venus s’étaient manifestés – le plus souvent pour une existence aléatoire –, disparus après de vagues soubresauts, vite oubliés. Il en subsiste quatre, anciens, sérieux, sous la direction de responsables enthousiastes. Voici un premier aperçu de la reprise (proche) de leurs activités.

– Ciné-club du Centre culturel français, salle Montaigne du CCF, les...