Le chef du Parti national libéral (PNL), Dory Chamoun, a estimé hier que « tous les facteurs tendent à montrer que la résolution 1559 du Conseil de sécurité sera bel et bien appliquée ». « Et c’est bien ce que nous voulons, pour assurer à nouveau la pérennité du Liban, et pour que le pays retrouve sa libre décision », a souligné M. Chamoun, qui s’exprimait hier devant les jeunes du PNL de Deir el-Qamar.
Concernant les dernières positions du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, M. Chamoun a indiqué : « Walid bey a dès le début exprimé son opposition à la prorogation. Cette position émane d’une conviction que M. Joumblatt avait exprimée avant même l’élection du président Lahoud à la présidence de la République : son refus de la militarisation du régime et de l’accession d’un militaire à la magistrature suprême ». « Et si son bloc parlementaire a voté avec lui contre la prorogation, c’est parce qu’il est attaché à sa position et qu’il la maintiendra », a-t-il ajouté.
Le chef du PNL a enfin plaidé en faveur d’une nouvelle loi électorale garantissant une représentation saine du peuple libanais.
De son côté, M. Samir Frangié, membre du Rassemblement de Kornet Chehwane, a estimé hier, dans le cadre d’un entretien accordé à l’agence al-Markaziya, que la résolution de l’Onu « est une décision sérieuse qu’il faut prendre en considération ».
Estimant que les propos qui émanent de certains responsables, au Liban notamment, sont propagandistes et de l’intox, M. Frangié a estimé qu’il était « malsain que le Liban et la Syrie soient en confrontation avec la légalité internationale ». « La meilleure arme de ces deux pays est l’arbitrage de la légalité internationale, face aux pressions et aux agressions qui pourraient avoir lieu. Et le fait de ne pas prendre au sérieux cette question est dangereux », a-t-il indiqué, estimant qu’avant la prorogation, le Hezbollah était la cible des États-Unis. « Désormais, il est la cible de la légalité internationale et du Conseil de sécurité », a-t-il ajouté.
« Beaucoup de dangers nous guettent, et il ne faut pas les considérer avec légèreté », a-t-il précisé.
Qualifiant la prorogation de décision « explosive », M. Frangié a déploré la situation dans laquelle se trouve actuellement le Liban. « Pour réparer cette erreur, il nous faut une position syrienne courageuse afin d’arriver à un compromis libano-syrien, puis à un compromis entre la Syrie et la communauté internationale », a-t-il indiqué. Cette position étant, selon lui, le respect des législations internes du Liban.
Concernant les appels du président Lahoud au dialogue, Samir Frangié a considéré qu’ils correspondaient à « des appels à l’acceptation du fait accompli, ce que nous ne sommes pas obligés de faire ». « Ce qui s’est produit constitue une menace pour l’avenir du pays et nous ne pouvons l’accepter. L’heure n’est pas aux appels au dialogue ou à la question de la loi électorale. Il faut d’abord voir comment sortir de l’impasse dans laquelle le pouvoir et la Syrie nous ont engagés », a-t-il ajouté, avant de rendre hommage aux positions nationales de Walid Joumblatt et du patriarche Sfeir.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats