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L’ETA, trente six ans de guerre contre l’État espagnol

L’organisation indépendantiste armée basque ETA, à laquelle le gouvernement espagnol a attribué le quadruple attentat d’hier à Madrid, est depuis trente six ans en guerre contre l’État espagnol pour l’indépendance du Pays basque. L’ETA, qui figure sur la liste européenne des organisations terroristes, revendique l’indépendance d’Euskal Herria, un Pays basque de l’Adour à l’Ebre, sur un territoire comprenant la région autonome du Pays basque espagnol, la Navarre et le Pays basque français. Les actions terroristes de l’organisation clandestine ont provoqué la mort de plus de 800 personnes, civils et militaires, depuis 1968, selon un décompte du ministère espagnol de l’Intérieur. De son côté, l’ETA a perdu près de 200 activistes, selon des sources nationalistes radicales. Plus de 90 % des victimes de l’ETA ont été tuées après la mort du dictateur Francisco Franco en 1975 et depuis le rétablissement de la démocratie en Espagne. L’Union européenne a placé l’ETA sur la liste européenne des mouvements terroristes en décembre 2001. Les objectifs de l’ETA étaient défendus, sur le plan politique, par le parti Batasuna qui recueillait entre 12 % et 18 % des voix de l’électorat basque, selon les scrutins. Ce parti a été déclaré illégal par le Tribunal suprême espagnol en mars 2003. Il a ensuite été inscrit sur la liste des organisations terroristes à la fois par l’UE et les États-Unis. L’ETA (Euskadi Ta Askatasuna, soit Patrie basque et Liberté), dont le symbole est une hache entrelacée d’un serpent, a été fondée le 31 juillet 1959 par des étudiants nationalistes en rupture contre « l’immobilisme », face au franquisme, du Parti nationaliste basque (PNV, modéré), qui est aujourd’hui au pouvoir dans la région autonome basque. Le nationalisme basque surgit à la fin du XIXe siècle sur la base de l’idéologie ethnique, ultracatholique et antiespagnole de son fondateur, Sabino Arana. Sur cette idéologie est venu se greffer le marxisme-léninisme des fondateurs de l’ETA. La police et l’armée ont souvent été les cibles privilégiées de l’ETA, dont les méthodes reposent notamment sur les voitures piégées, la violence urbaine et l’assassinat de victimes sélectionnées. Le quadruple attentat dans quatre trains de banlieue à Madrid serait le plus meurtrier jamais attribué à l’organisation basque, s’il se confirme qu’elle en est à l’origine.

L’organisation indépendantiste armée basque ETA, à laquelle le gouvernement espagnol a attribué le quadruple attentat d’hier à Madrid, est depuis trente six ans en guerre contre l’État espagnol pour l’indépendance du Pays basque. L’ETA, qui figure sur la liste européenne des organisations terroristes, revendique l’indépendance d’Euskal Herria, un Pays basque de l’Adour à l’Ebre, sur un territoire comprenant la région autonome du Pays basque espagnol, la Navarre et le Pays basque français. Les actions terroristes de l’organisation clandestine ont provoqué la mort de plus de 800 personnes, civils et militaires, depuis 1968, selon un décompte du ministère espagnol de l’Intérieur. De son côté, l’ETA a perdu près de 200 activistes, selon des sources nationalistes radicales.
Plus de 90 % des...