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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Dollar et Bourses suspendus à l’audition de Greenspan

L’euro est resté coincé dans une marge étroite face au dollar hier au lendemain du long week-end du Labor Day sur des marchés des changes attentistes à la veille de l’intervention du président de la Fed Alan Greenspan devant le comité des affaires économiques et fiscales de la Chambre des représentants au Congrès. C’est ainsi qu’après avoir grimpé jusqu’à 1,2115 $, la monnaie unique peinait à se maintenir à ce niveau. De l’avis unanime des cambistes, les opérateurs ne préféraient rien faire avant le témoignage de Greenspan et la publication du Livre beige de la Fed aujourd’hui qui sont censés donner une idée sur l’orientation des taux d’intérêt US lors de la réunion du 21 septembre de son comité de politique monétaire. Dans cette attente, les investisseurs ont fait preuve d’indifférence après l’annonce par le bureau du budget du Congrès que le déficit budgétaire US devrait atteindre un record de 422 mds $ pour l’exercice fiscal 2004, soit moins que les 445 mds $ prévus par la Maison-Blanche (voir par ailleurs). Au contraire, ils se sont montrés plus préoccupés de l’augmentation des annonces de suppressions d’emplois aux États-Unis de 69 572 en juillet à 74 150 en août, dans la mesure où toute décision de la Fed sur les taux reste tributaire de la situation du marché du travail US. Plus tôt dans la matinée, les opérateurs avaient fait état de l’annonce par Eurostat que l’économie de la zone euro ait crû de 0,5 % au 2e trimestre et devrait progresser au même rythme durant la 2e partie de l’année pour rééquilibrer leurs positions de change au profit de la monnaie unique. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du ministère de l’Économie en Allemagne que la production industrielle dans ce pays est repartie en hausse de 1,6 % en juillet après avoir baissé de 1,5 % en juin. Mais ce mouvement ne devait pas prendre beaucoup d’ampleur après que l’euro se fut heurté au seuil de 1,2115 $, se négociant finalement à New York à 1,2105 $ contre 1,2075 $ la veille à Londres, en légère hausse de 0,25 %. La Bourse US était en hausse hier, après le long week-end du Labor Day marquant la fin de la saison estivale, alors que les investisseurs attendaient l’audition de Greenspan et la publication du Livre beige de la Fed. Les opérateurs, qui rentraient de vacances, ont ainsi procédé à une chasse aux bonnes affaires, ignorant l’annonce de Wal-Mart qu’elle continuait de tabler en septembre sur une progression de 2 à 4 % de ses ventes aux États-Unis et les nouvelles selon lesquelles les investisseurs se montrent pessimistes au sujet de la mise au point trimestriel de Texas Instrument sur ses résultats. De leur côté, les Bourses européennes ont pour la plupart fini en légère hausse. La baisse des pharmaceutiques, après la décision de la Kuwait Petroleum Corp. de vendre sa participation de 2,8 % dans Sanofi-Aventis, n’a guère entamé l’optimisme des investisseurs lié à la poursuite de la baisse des prix pétroliers. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere ont légèrement baissé de 7,24 $ à 7,23 $ dans un marché sans volume et pratiquement déserté sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI


L’euro est resté coincé dans une marge étroite face au dollar hier au lendemain du long week-end du Labor Day sur des marchés des changes attentistes à la veille de l’intervention du président de la Fed Alan Greenspan devant le comité des affaires économiques et fiscales de la Chambre des représentants au Congrès. C’est ainsi qu’après avoir grimpé jusqu’à 1,2115 $, la monnaie unique peinait à se maintenir à ce niveau. De l’avis unanime des cambistes, les opérateurs ne préféraient rien faire avant le témoignage de Greenspan et la publication du Livre beige de la Fed aujourd’hui qui sont censés donner une idée sur l’orientation des taux d’intérêt US lors de la réunion du 21 septembre de son comité de politique monétaire. Dans cette attente, les investisseurs ont fait preuve d’indifférence...